Prévessin-Moëns : « Le bien-être ne s’achète pas, c’est une manière de vivre »

Principalement des visiteuses au salon du bienêtre, et quelques hommes, plutôt des jeunes.
Principalement des visiteuses au salon du bienêtre, et quelques hommes, plutôt des jeunes.

C’était principalement des visiteuses qu’on croisait dans les allées du salon, ainsi que quelques hommes, plutôt jeunes. « Il ne faut pas se leurrer, confie Cathy une des visiteuses ; il y a autant de professionnels sincères que d’autres qui le sont moins… »

Cathy est une « spécialiste », elle fait partie d’un groupe spirituel qui s’est formé de façon spontanée, quelques filles qui se sont rencontrées au hasard de conférences sur le développement personnel. Elles sont plus venues pour assister aux différentes conférences que pour acheter des produits bien-être.

Pas de remède miracle…

« Le bien être ne s’achète pas, c’est une manière de vivre, cela se travaille tous les jours. A quoi ça sert de faire une cure de sève de bouleau à 75 euros le litre, si toute l’année on fume, on boit, on se nourrit mal. Le bien-être c’est un travail de tous les jours, il n’y a pas de remède miracle…  »

Puis elle ajoute : « Il a y une conscience globale de la détérioration de la qualité de vie dans le Pays de Gex, les gens se sentent perdus, le salon du bien-être répond à une envie, mais faut-il pour autant acheter le bien-être en bouteille ? Mettre trois plants de tomates sur son balcon, un plant de basilique, ça, c’est du bien être et ça coûte moins cher que certains produits…  »

Pour une autre participante, un point de vue différent : « J’éprouve énormément d’émotion, je viens de la conférence sur la communication animale, cela m’aide beaucoup pour le deuil de mon compagnon à quatre pattes.  »

Les massages au complet

Cette dame était venue spécifiquement à ce salon, car elle avait lu que des massages seraient proposés. Malheureusement pour elle, le stand massage était pris d’assaut. Alors, pourquoi ne pas profiter et visiter ? Elle a été particulièrement intriguée par les bols tibétains, des bols que l’on fait vibrer et sonner : « La vibration ressemble aux ronronnements d’un chat  », s’est-elle étonnée.

Une autre s’était offert un bracelet en pierres « vibratoires » et un brumisateur, « une fortune, mais je me suis fait un petit plaisir ! »

Le salon pour résumer en deux mots, c’était deux catégories d’exposants, la moitié pour le développement personnel, corps et cosmétique, l’autre moitié dans le spirituel, avec la liberté pour tous d’y croire ou pas.

Plus deux jours de conférences sur le développement personnel et la spiritualité, qui ont toutes semblé avoir du succès.

Tout en restant circonspectes, toutes les visiteuses interviewées étaient positivement touchées ; une ambiance bienveillante et une jolie sortie par un week-end pluvieux…