Altercation à la mairie de Saint-Julien-en-Genevois, une conseillère municipale démissionne

Altercation à la mairie de Saint-Julien-en-Genevois, une conseillère municipale démissionne

À quelques mois du renouvellement des équipes municipales, les tensions dans les couloirs de la mairie de Saint-Julien semblent avoir atteint leur paroxysme. En effet, le jeudi 17 octobre, Annie Stalder, conseillère municipale d’opposition (liste Un vrai cap pour Saint-Julien) a renoncé son mandat en envoyant une lettre de démission au maire de la commune Antoine Vielliard. Mais comment en est-on arrivé à cette situation ?

Une élue désabusée

« Je ne me sens plus utile en tant qu’élue de l’opposition. Il faut savoir, par exemple, que ce qui est présenté en commission est déjà validé par la majorité. De plus, il n’y a qu’une commission par mois pour cinq sujets majeurs pour la commune (les cultures, la jeunesse, le scolaire, le développement durable et la convivialité). C’est très frustrant car on ne peut pas agir pour la commune ni faire de propositions dans ces conditions, explique l’ancienne adjointe du précédent maire Jean-Michel Thenard. En plus de cette accumulation, il y a eu, au mois de juin, une altercation dans les couloirs avec le maire  ».

« Elle refuse de me serrer la main »

« Quatre anciens élus et Madame Stalder refusent de me serrer la main pour me dire bonjour et m’ignorent quand je passe à leurs côtés. C’est juste la base du respect. En juin, avant le conseil municipal, j’ai tenté une nouvelle fois de lui serrer la main mais elle a refusé une fois encore. C’est à ce moment-là qu’elle m’a insulté et que je lui ai dit ce que je pensais de comportement. Vous savez quand on n’a rien à dire sur le fond on attaque sur la forme », assure le maire. Une version quelque peu différente de celle exposée par la principale intéressée.

« Effectivement en le croisant à la sortie de l’ascenseur, j’ai refusé de lui serrer la main, comme d’habitude. Je ne suis pas hypocrite à tendre la main à un individu de ce genre. La courtoisie républicaine à bon dos et a ses limites. Je respecte la fonction de maire mais pas l’individu. Je suis comme ça envers lui depuis qu’il s’est montré grossier avec moi en plein centre-ville. »

Ce fameux jour de juin, toujours selon l’élue de 69 ans, le maire, agacé par ce énième refus, lui aurait lancé en plein couloir de l’hôtel de ville : « vous n’êtes qu’une petite ordure », et l’aurait répété une seconde fois. « En entrant dans la salle du conseil, je suis allée informer l’assemblée de ce qu’il venait de se passer. Je suis élue depuis plus de 18 ans et je n’ai jamais vu de telles choses. C’est inadmissible et je pense qu’il est très compliqué d’exercer son mandat dans de telles conditions ».

De son côté, Antoine Vielliard reste plus discret sur les mots échangés mais conclut en estimant que ce problème est lié à une forme de frustration de personnes issues de l’ancienne équipe et surtout à un « manque de valeur et à une perte des repères… »

La campagne s’annonce explosive…