Rumilly: épluchures, produits de cuisine, restes de repas, on arrête de jeter!

Composter les déchets organiques au lieu de les incinérer. Photo d'illustration
Composter les déchets organiques au lieu de les incinérer. Photo d'illustration

Certes on recycle de mieux en mieux les déchets ménagers dans les 17 communes de la Communauté de communes Rumilly Terre de Savoie (CCRTS). En 2021, par exemple, les dépôts dans les bennes de la déchetterie de Rumilly ont augmenté de plus de mille tonnes sur l’ensemble de l’année par rapport à 2020. Les quantités globales d’ordures ménagères résiduelles, celles qui sont collectées et incinérées, ont légèrement diminué, passant de 233 à 230 kg par habitant et par an.

6 % de plus par an

Il n’empêche que la production totale de déchets pour l’ensemble de la collectivité – de la poubelle « grise » aux dépôts à la déchetterie – continue d’augmenter : avec un peu plus de 17 000 tonnes, elle grossit de 6 % par rapport à 2020. Ce qui représente 506 kg au total par habitant et par an (480 kg en 2020).

Des chiffres qui peuvent s’expliquer par les conditions particulières vécues en 2020 – pandémie et confinement, plus travaux sur la déchetterie de Rumilly – qui ont provoqué une baisse sensible des dépôts. Mais sur les cinq ans passés, les chiffres restent, malgré tout, stables. D’où le besoin de chercher de nouvelles niches d’économies…

Trier à la source

Parmi les différentes sortes de déchets qui remplissent quotidiennement nos poubelles, environ un tiers d’entre eux seraient compostables et réutilisables comme matériau d’amendement des sols. À condition de les collecter et les traiter de manière sélective. C’est le défi qu’a lancé le service Prévention et valorisation des déchets à la CCRTS, qui a un an pour mettre en place une organisation qui réponde aux exigences de la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, qui impose la généralisation du tri à la source des biodéchets pour tous les producteurs de déchets (ménages et activités économiques).

« Avant le 1er janvier 2024, tous les foyers devront se voir proposer une solution pour trier les déchets biodégradables qui représentent le tiers du poids des ordures ménagères ». C’est-à-dire que chaque citoyen pourra avoir à sa disposition une solution – qui peut être un dispositif de compostage individuel ou de proximité et/ou un système de collecte séparée) lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles, « afin que ceux-ci ne soient plus éliminés, mais valorisés ».

L’objectif est de transformer et utiliser, sous forme de compost ou de combustible (méthanisation), ces biodéchets constitués pour l’essentiel d’épluchures, produits de cuisine et restes de repas, au lieu de les enfouir ou de les brûler, « afin de réduire la production de gaz à effet de serre ».

Charles Robin