Garde à vue, identité du suspect, obligation de quitter le territoire : le point sur l’attaque à la gare du Nord

L’agresseur est un ressortissant libyen d’une vingtaine d’années et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire
L’agresseur est un ressortissant libyen d’une vingtaine d’années et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire - Capture d’écran Twitter BFMTV

L’attaque

Hier mercredi 11 janvier 2023, en tout début de matinée, vers 6 h 45, alors que la gare du Nord à Paris était en pleine effervescence, un homme s’en est pris aux usagers, les agressant à l’aide d’une arme blanche genre poinçon. Il a eu le temps d’en blesser cinq, s’en prenant tout d’abord à un trentenaire qui arrivait à la gare, lui portant une vingtaine de coups avec son arme pour ensuite entrer dans le bâtiment et poursuivre ses agressions. Avant d’être atteint grièvement par plusieurs tirs de la police alertée par les cris de la foule, interpellé et hospitalisé son pronostic vital étant alors engagé.

« J’ai repensé aux attentats du 13 novembre, réagit Florian, un autre témoin de la scène qui allait prendre son train pour Lille ce matin. Un attroupement important s’était formé autour de deux hommes au sol dont l’un se débattait beaucoup. Une personne hurlait « Arrêtez-le ! Arrêtez-le ». Mais personne n’intervenait vraiment, raconte-t-il. Deux vigiles du Monop ont commencé à frapper un des deux hommes. Mais quand ils se sont aperçus qu’il tenait dans la main une sorte de couteau et qu’il faisait des gestes pour les frapper avec, ils ont reculé. Tout le monde s’est écarté et l’homme pas très grand, qui portait un manteau clair, est parti en courant », rapporte Le Parisien.

Les victimes

La première personne à avoir essuyé l’attaque du jeune homme et touché d’une vingtaine de coups a été hospitalisée dans un état grave. Son pronostic vital n’est pas engagé. Les cinq autres personnes blessées, une femme et quatre hommes, dont le policier de la PAF, le sont dans une moindre mesure.

Les éclaircissements

Le parquet de Paris, dans un communiqué a apporté quelques informations sur la situation et l’identité de l’attaquant. Sans toutefois donner des précisions sur les raisons de son acte.

Il s’agit d’un ressortissant Libyen, âgé d’une vingtaine d’années. Déjà connu des forces de police et de justice (enregistré sous plusieurs identités dans plusieurs procédures), il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), émise en 2022. Il n’avait pas été identifié de prime abord, parce qu’il ne portait pas de papiers d’identité sur lui.

L’arme avec laquelle il a agressé les gens est de sa fabrication, détaille le communiqué officiel. Une sorte de crochet métallique pointu et recouvert à une extrémité de ficelle enroulée pour servir de poignée.

Il a été touché de trois balles, au thorax et au bras, Il se trouvait mercredi entre «  la vie et la mort  », selon Gérald Darmanin, et n’a donc pas pu être auditionné.

Les enquêtes

L’enquête sur l’agression a été ouverte pour tentative d’assassinat, elle sera conduite par la brigade criminelle. L’IGPN est chargée d’une enquête interne, l’un des tirs sur le suspect ayant été commis par un agent de la police aux frontières (PAF), qui n’était pas en service au moment des faits.