Canons à neige vandalisés à La Clusaz: des dégradations «regrettables et condamnables»

Plusieurs canons à neige ont été vandalisés dans la nuit du 6 au 7 janvier 2023.
Plusieurs canons à neige ont été vandalisés dans la nuit du 6 au 7 janvier 2023. - Capture webcam La Clusaz depuis le sommet du Crêt du Merle

Deux canons à neige ont été vandalisés dans la station de La Clusaz, plus précisément sur la piste du Crêt du Merle, dans la nuit du 6 au 7 janvier 2023.

« Des fils électriques ont été coupés et des pièces ont été volées. Nos techniciens font le nécessaire pour remettre en fonctionnement ses enneigeurs », précise le maire de La Clusaz Didier Thévenet. La mairie a déposé une plainte à la gendarmerie de Saint-Jean-de-Sixt. Le coût de remise en état est estimé à « quelques milliers d’euros ».

L’édile haut-savoyard trouve «  ces dégradations regrettables et condamnables. La neige de culture nous a permis de lancer la saison de ski en décembre, et de maintenir le chiffre d’affaires des remontées mécaniques à un niveau à peu près équivalent à celui de 2019. Cela nous a permis de maintenir l’emploi de 150 salariés de la station, 200 moniteurs ont pu donner des cours et l’activité économique dans la station a été remarquable ».

Selon le parquet, «  une enquête est en cours pour identifier le ou les auteurs. Aucune piste n’est privilégiée en l’état, mais sur place, aucune revendication politique n’a été constatée ».

Lien avec le projet de retenue collinaire ?

Avec son projet de retenue collinaire, La Clusaz fait l’objet de nombreuses critiques. La municipalité souhaite en effet installer un bassin de près de 150 000 m3 d’eau sur le plateau du Beauregard, à 1 500 mètres d’altitude, et qui permettra d’alimenter les habitants en eau potable mais aussi de produire de la neige de culture (objet de discorde).

Fin septembre, pendant plus d’un mois, des activistes avaient occupé les bois du col de la Colombière afin de dénoncer et s’opposer au chantier qui devait débuter. Après l’annonce de la suspension des travaux par le tribunal administratif de Grenoble, les activistes avaient finalement levé le camp.