Toute l’année, découvrez les coulisses de la production de l’eau d’Evian

Plusieurs millions de bouteilles sortent de l’usine chaque semaine.
Plusieurs millions de bouteilles sortent de l’usine chaque semaine. - SAEME

Elles partent par centaines de milliers chaque semaine pour être servies dans les restaurants ou grandes surfaces à travers les mondes. Les bouteilles d’Evian sont mondialement connues mais les secrets de leur fabrication le sont moins. Pour faire découvrir ses coulisses, l’entreprise ouvre ses portes au public depuis 1980, un parcours repensé lors de la modernisation de son site d’embouteillage à Publier.

La visite commence sur le plateau de Gavot.
La visite commence sur le plateau de Gavot.

Suivre l’eau dès son infiltration

Tout commence sur le plateau de Gavot. C’est là que l’eau de pluie s’infiltre dans les prés avant de traverser roches et sables glaciaires. Pour « suivre le parcours de la goutte d’eau », la visite grand format organisée par les Eaux d’Evian commence donc à Champeillant, au pied de la dent d’Oche. « L’eau met quinze ans à parcourir tout le filtre naturel créé par le glacier du Rhône», explique Audrey Bechet, responsable communication à la SAEME (Société anonyme des eaux minérales d’Evian). « Elle parcourt environ un mètre par jour. »

Un passage à la source Cachat à Evian permet de revenir sur l’histoire de l’eau minérale.
Un passage à la source Cachat à Evian permet de revenir sur l’histoire de l’eau minérale.

Quelques kilomètres plus bas, l’Evian expérience emmène les visiteurs devant la source Cachat. L’occasion de remonter le temps. « C’est ici qu’on a découvert les propriétés de l’eau minérale, raconte Audrey Bechet. Le comte de Laizer, venu s’installer à Evian pour fuir la Révolution, logeait chez Gabriel Cachat dont il buvait l’eau de source. Il a guéri des calculs dont il souffrait. » En face de la source, la première usine d’embouteillage construite qui abrite maintenant la police municipale et une école maternelle, témoigne de l’essor rapide de l’exploitation de cette eau.

Après ces explications historiques et géologiques, la visite revient dans le présent en franchissant l’entrée de l’usine d’embouteillage à Publier. Inauguré en 1965, c’est le seul site utilisé depuis la fermeture des locaux de la gare en 2008. C’est dans cette usine de 130 000 m² qu’on peut découvrir les coulisses de la fabrication. « Tout a été refait entre 2011 et 2020. L’usine a été pensée comme l’usine de demain avec 100 % d’énergie renouvelable », précise Audrey Bechet.

Une bouteille remplie en 3 secondes

L’eau y est acheminée, principalement depuis la source Cachat, par trois gros tuyaux que l’on peut voir à l’entrée. Elle est immédiatement mise en bouteille, puisque l’eau minérale ne peut pas être stockée. Derrière des baies vitrées qui offrent une vue plongeante sur toutes les machines, les visiteurs voient d’abord la chaîne de production des préformes, fabriquées à partir de granulés de bouteilles recyclés. Ces petits tubes de plastique ont déjà la forme du bouchon. Ils sont emmenés jusque dans la zone d’embouteillage elle-même.

L’eau est acheminée dans 3 tuyaux en acier.
L’eau est acheminée dans 3 tuyaux en acier.

C’est là que les bouteilles sont soufflées avant d’être remplies. Dans cette pièce, microbiologiquement contrôlée, comme une salle d’opération, on voit se remplir les bouteilles à une cadence rythmée. « Une bouteille d’1,5 litre va être remplie en 3 secondes », rapporte Audrey Bechet.

On suit la bouteille, de sa fabrication à son empaquetage.
On suit la bouteille, de sa fabrication à son empaquetage. - SAEME

Après être passées sous une mireuse, une machine qui vérifie qu’aucune bouteille n’a de défaut, elles poursuivent leur voyage sur les tapis de production afin d’être étiquetées et empaquetées. Place enfin au ballet des chariots automatiques, qui préparent toutes les palettes qui quitteront l’usine en train ou en camion.

La préparation des palettes est maintenant automatisée.
La préparation des palettes est maintenant automatisée. - SAEME