Nouveau sur l’agglo: des navettes gratuites pour se rendre au Grand Bivouac

Jean-François Brugnon, Pierre Loubet et Martine Buissart avec les plaquettes des navettes culture.
Jean-François Brugnon, Pierre Loubet et Martine Buissart avec les plaquettes des navettes culture.

AGGLO d’ALBERTVILLE

C’est une première, l’agglo met en place des navettes culture gratuites depuis le Beaufortain et le Val d’Arly pour desservir les lieux de spectacle. Cette opération démarre le jeudi 20 octobre pour le concert de Mélissa Laveaux au Dôme théâtre et se poursuit le samedi 22 octobre avec différentes projections dans le cadre du Grand Bivouac. Pour ces deux dates, il suffit de réserver sa navette en même temps que l’on prend son billet pour le spectacle (sur accueil@loyet.com). L’agglo a édité un petit flyer qui présente les spectacles disponibles et les horaires des navettes et leurs arrêts. Il y en a une qui part de Beaufort pour l’hôtel de ville d’Albertville en passant par Villard et Queige et une autre qui part de Flumet en passant par Ugine toujours pour la mairie de la cité olympique.

Lutter contre l’éloignement des structures culturelles

Ce tout nouveau dispositif répond en fait à une demande. « Dans le cadre du projet culturel du territoire que nous élaborons, nous avons eu de nombreux échanges avec les acteurs culturels du territoire. Un point qui est ressorti très souvent est la question du transport avec le Beaufortain et le Val d’Arly, des territoires qui se trouvaient éloignés des lieux culturels. On a entendu le message », explique Pierre Loubet, le vice-président à la culture d’Arlysère.

Ces navettes culture ne sont pas un coup unique, elles ont vocation à se reproduire. L’agglo est en partenariat avec le Grand Bivouac, le Dôme théâtre, les Amis du cinéma et la Halle olympique pour réitérer cette offre. « C’est ciblé sur certaines manifestations. On ne peut pas se permettre de le faire tous les jours et toute l’année. Il faut sélectionner les événements. Il y aura une communication spécifique à chaque fois », poursuit le vice-président.

Un test grandeur nature sur 2 ou 3 ans

Reste à savoir si ça va séduire le public. « C’est un test grandeur nature pour améliorer le dispositif, peaufiner ce dont on a besoin », assure Martine Buissart, chargée de mission culture à Arlysère. « Le dispositif est amené à durer si on a suffisamment de personnes qui utilisent le bus », souligne Pierre Loubet. « C’est le même principe que les navettes nature. Sur ces dernières, on était dubitatif au début et aujourd’hui on est victime de notre succès. Il faudra attendre 2 ou 3 ans pour en tirer un réel bilan. Il faut que ça s’installe », complète Jean-François Brugnon, vice-président aux transports à Arlysère qui précise que l’opération a un coût de 20 000 à 25 000 euros financés à 60 % par l’État.