L’ancien terrain de motocross reconverti en zone humide

L’entrée de l’ancien terrain de motocross, avec la cabane qui sera dédiée aux chauves-souris.
L’entrée de l’ancien terrain de motocross, avec la cabane qui sera dédiée aux chauves-souris.

Lors de l’étude d’impact environnementale, les 15 hectares du village de marques ont été classés en zone humide.

Conformément à la loi, il y a eu nécessité d’apporter le double de la surface en compensation pour le milieu naturel, soit 29,1 hectares exactement.

Quatre surfaces ont été identifiées : une de 5,5 ha au Pont Romain, à Mussel, une de 6,7 ha à Lélex au bord de la Valserine (voir encadré), et une de 17 ha aux Platières (au-dessus de l’autoroute, entre Bellegarde et Châtillon), parcelle divisée en deux parties, appelées l’une Motocross ouest (9,6 ha) et l’autre Motocross est (6,7 ha).

C’est cette dernière qui nous intéresse aujourd’hui : une zone humide va en effet y être reconstituée. Remodelé à l’aide de la terre extraite du site du village, le terrain va bénéficier de l’aménagement d’un réseau de mares puis, par la suite, de la mise en place d’un pâturage extensif, ainsi que de fauche et débroussaillage sélectif, dont la lutte contre les espèces invasives.

Le but : diversifier les milieux et les espèces, assurer de bonnes fonctions chimiques d’épuration des eaux grâce aux noues (fossés peu profonds, en pente douce) et roselières, et rétablir les fonctions de régulation hydrauliques naturelles. « Le suivi de cette compensation sera assuré pendant 10 ans », précise Véronique Herbert, en charge du dossier pour la CCPB.

A noter encore, au secteur Motocross est, le maintien d’un vieux bâtiment qui sera aménagé pour servir d’accueil aux chauves-souris, dont de nombreuses espèces peuplent la région.