Énergie : les supermarchés réclament un « tarif réglementé d’urgence »

Les distributeurs alimentaires craignent une hausse des prix et une perturbation de leur approvisionnement.
Les distributeurs alimentaires craignent une hausse des prix et une perturbation de leur approvisionnement. - Photo d’illustration

Les distributeurs alimentaires craignent une augmentation de leur facture de 1,5 milliard d’euros par an. Pour l’éviter, ils demandent la mise en place « d’un tarif réglementé d’urgence accessible aux entreprises, pour la durée de la crise », au minimum pour l’année 2023, indique un communiqué de Perifem ce mercredi 31 août.

La fédération qui rassemble l’ensemble des acteurs de la distribution autour des sujets énergétiques ou environnementaux, assure que « le coût actuel de l’énergie (1600 €/MWh) aboutirait à une augmentation de la facture pour les distributeurs alimentaires de 1,5 milliard d’euros par an ».

Une possible hausse des prix

Une telle augmentation pourrait « impacter significativement les prix mais aussi entraîner des ruptures de la chaîne d’approvisionnement par l’arrêt de certains fournisseurs », explique Perifem.

Pour l’éviter, la fédération souhaite, en plus d’un tarif réglementé d’urgence accessible aux entreprises, la remontée du plafond de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), qui fixe le tarif auquel les fournisseurs concurrents d’EDF rachètent son électricité.

Des mesures d’économie d’énergie

Mi-juillet, la fédération Perifem avait annoncé la mise en œuvre future de mesures en faveur de la sobriété énergétique. À compter du 15 octobre, les supermarchés s’engagent notamment à éteindre leurs enseignes lumineuses dès la fermeture du magasin, à diminuer l’intensité lumineuse avant l’arrivée du public, ou encore à baisser la température ambiante des points de vente.

Ces quelques initiatives doivent permettre de générer « jusqu’à 6 % d’économie d’énergie  » et ainsi mieux faire face au « risque de pénuries d’approvisionnement électrique  » cet hiver.