La tribu brésilienne Tanaru s’éteint après la mort de son ultime représentant

Le dernier indien Tanaru au Brésil vient de disparaître à jamais.
Le dernier indien Tanaru au Brésil vient de disparaître à jamais. - Capture d’écran Youtube

Hommes ou animaux l’extinction de masse se poursuit

La faune et la flore disparaissent sous le rouleau compresseur du développement humain. Mais pas seulement. L’humanité elle aussi en subit dramatiquement les conséquences. Et plus particulièrement les dernières tribus indigènes.

Ce 23 août 2022, c’est une tribu amazonienne qui vient d’être supprimée de la surface de la Terre. Depuis le milieu des années 1990, la petite communauté Tanaru, en forêt amazonienne, est sur la voie de l’extinction. C’est désormais fait. Son dernier représentant, a annoncé la Funai, l’agence gouvernementale brésilienne pour les affaires indigènes, celui qu’on appelait l’« Indien Tanaru » ou « Indio do Buraco » (« Indien du trou » pour son habitude à creuser des trous sur ses lieux d’habitation) a été retrouvé mort.

Les conséquences de la déforestation et du développement

De cause naturelle d’après les autorités brésiliennes, mais plus sûrement pour d’autres des conséquences de la déforestation sans cesse grandissante de la forêt amazonienne pour l’acquisition de terres agricoles, pour l’exploitation forestière et minière. La terre d’origine de cette tribu est « située dans l’État de Rondonia, à la frontière avec la Bolivie ». C’est « un îlot de jungle cerné de vastes ranchs de bétail, dans l’une des régions les plus dangereuses du Brésil, principalement en raison de l’exploitation minière illégale et de la déforestation », explique-t-on sur France Info.

L’ONG Survival, par la voix de Fiona Watson, la directrice de recherche, il s’agit plus brutalement d’un génocide : « Avec sa mort, c’est la fin du génocide de ce peuple indigène. C’était un véritable génocide, l’élimination délibérée d’un peuple entier par des éleveurs de bétail avides de terres et de richesses ».

La menace pèse sur d’autres peuples indigènes

Selon la Funai, des peuples, des groupes originels, sont présents dans 114 endroits différents du Brésil. En 2010, 800 000 personnes se déclaraient indigènes. « Plus de la moitié d’entre elles vivent en Amazonie et beaucoup sont menacées par l’exploitation illégale et à grande échelle des ressources naturelles dont elles dépendent pour leur survie », déclare-t-on sur le site nouvelobs.com.