Morzine-Megève, «une étape pour un puncheur» selon le Chablaisien Pierre-Luc Périchon

Le Chablaisien Pierre-Luc Périchon a pris le départ de son 7e Tour de France, il connaît bien les routes empruntées lors de la 10e étape.
Le Chablaisien Pierre-Luc Périchon a pris le départ de son 7e Tour de France, il connaît bien les routes empruntées lors de la 10e étape. - Mathilde L'Azou / Cofidis

La 10e étape du Tour de France 2022 s’élancera de Morzine pour rejoindre Megève le mardi 12 juillet. Les coureurs auront passé une journée de repos la veille à Morzine. Classée comme « accidentée » et non « de montagne », cette étape est une transition avant d’attaquer les cols de haute montagne le mercredi 13 juillet. Pierre-Luc Périchon, l’Allingeois de l’équipe Cofidis présent au départ de la Grande Boucle livre son analyse. « Je l’ai reconnue par morceaux. Ce sont des routes que je connais bien. Le col de Jambaz, le plateau de Gavot, ce sont des endroits que j’emprunte deux fois par semaine à l’entraînement en général, explique-t-il, mais dans un contexte de course, c’est différent. »

Difficile de s’échapper dans les premiers kilomètres

Après le départ de Morzine, le parcours descend la vallée d’Aulps. Avec un dénivelé négatif, les premiers instants de la course devraient être rapides. « C’est un peu particulier, dans la descente du Jotty, cela va être compliqué pour qu’une échappée se dessine », confirme le Chablaisien. Selon lui, les coureurs qui veulent sortir du peloton auront leurs chances après Bioge, « avec la remontée sur Chevenoz ». Ce début d’étape est « escarpé mais pas très dur, avec 3 bosses qui ne sont pas très raides. Cela monte à 7 % maximum dans Jambaz avec des routes assez linéaires, régulières »

Les premières explications des cadors

« Le retour sur Cluses, c’est là que ça va se jouer. L’approche de Domancy va être déterminante », prévoit le cycliste expérimenté de 35 ans. L’étape 10 pourrait être le théâtre des premières explications entre les cadors qui visent la victoire finale à Paris. Tout dépendra « des écarts qui auront pu se creuser entre eux dans la première semaine », estime-t-il. Les quelques difficultés du jour n’offrant pas des pourcentages très élevés, les grands grimpeurs n’auront pas vraiment l’occasion de prendre une avance considérable. C’est donc dans les derniers kilomètres que cela devrait se jouer. L’arrivée à l’altiport de Megève devrait toutefois annihiler les espoirs des sprinteurs de voir une arrivée massive du peloton. Cette étape est plutôt « pour un profil de puncheur, des chasseurs d’étape, multi-terrains, tel un Mathieu Van der Poel », pense Pierre-Luc Périchon, qui n’oublie pas non plus son coéquipier qui répond à cette description : « Ou un Victor Lafay ».