Mercury : la recette des rissoles de tante Adèle confiée à la famille Meilleur

Annick Rippe avec la carte postale que lui ont adressé les Meilleur en réponse à sa recette de rissoles.
Annick Rippe avec la carte postale que lui ont adressé les Meilleur en réponse à sa recette de rissoles.

Elle a gardé comme un trésor la carte postale que lui ont envoyée les Meilleur suite à la recette de rissoles qu’elle leur avait adressée pour le conservatoire des recettes montagnardes d’antan. « Ça m’a fait plaisir qu’ils m’envoient un petit mot. Je ne m’y attendais pas », sourit Annick Rippe, cette ancienne restauratrice de Mercury qui garde aussi tous les articles sur les deux chefs de La Bouitte. « Quand je les voyais sur le journal, je les trouvais sympathiques, je lisais tous les articles, les découpais et les gardais ».

Une façon de péréniser le patrimoine familial

Quand René Meilleur a lancé le projet de conservatoire, Annick n’a pas hésité longtemps avant de lui confier cette recette familiale des rissoles, qu’elle n’a pourtant jamais cuisinée. « Je suis berrichonne et dans le Berry, on ne fait pas de rissoles. Leur donner était une façon que la recette ne se perde pas ».

Même si comme l’avoue tante Adèle, celle de qui Annick tient la recette, « elle est un peu vague ». Elle est surtout constituée d’une liste d’ingrédients (1/2 livre de beurre, un œuf, un peu de sucre, de la farine) et quelques indications sommaires (bien pétrir la pâte ; travailler et taper sur la planche ; étaler la pâte assez mince ; mettre la compote de pommes en farce et faire frire).

Elle attend le livre que va éditer René Meilleur

Outre le souvenir que garde Annick de la saveur de ces rissoles, ce qui fait la richesse de cette recette, c’est qu’elle soit écrite de la main de tante Adèle à l’attention d’Annick. « C’est une recette que je tenais de ma belle-mère, mais qui provenait à l’origine de tante Adèle qui a vécu avec eux et chez qui mes enfants allaient jouer à la belote enfants », se souvient Annick qui a transmis aux Meilleur la recette sans en garder de copie pour elle. « Ça part, c’est fini, lâche Annick. On n’en parle plus. Je la reverrai quand René Meilleur sortira son livre ».

Retrouver en complément demain sur notre site Internet, l’interview de René Meilleur, le chef triplement étoilé de la Bouitte à Saint-Martin de Belleville

Retrouver également demain, l’article sur le conservatoire des recettes montagnardes d’antan qu’a entrepris René Meilleur.