A Machilly, le stationnement des frontaliers pose problème

Certains automobilistes préfèrent se garer sur les voies piétonnes plutôt que d’aller jusqu’au parking prévu.
Certains automobilistes préfèrent se garer sur les voies piétonnes plutôt que d’aller jusqu’au parking prévu.

Depuis décembre 2019 que le Léman Express est ouvert et passe par Machilly, un parking dédié est très attendu. Ce sont en effet plusieurs centaines de personnes qui se rendent chaque jour dans la gare du village pour prendre le train en direction de Genève. Or, dans un bourg d’un peu plus de 1000 habitants, il est rare de voir des infrastructures capables d’accueillir autant de monde, d’autant plus si la voiture est utilisée en priorité. Des P+R temporaires ont donc été mis en place, au niveau du lac et de la salle des fêtes. Mais les 500m qui séparent cette dernière de la gare semblent insurmontables pour certains usagers qui préfèrent se garer sur la voirie. Pauline Plagnat-Cantoreggi, maire de Machilly, précise que ce parking n’est « jamais plein » et qu’il y a « toutes les excuses imaginables pour justifier un mauvais stationnement » quand les usagers se rendent en mairie pour contester une contravention.

Au sujet des amendes, à 135 euros l’unité, l’élue précise pouvoir « récupérer l’argent seulement si on justifie d’un ouvrage de sécurité routière ». La gêne occasionnée n’est donc même pas l’occasion de remplir les caisses de la commune. L’usager averti aura toutefois pu voir fleurir des dos d’ânes, chicanes et autres radars pédagogiques puisque la maire indique diplomatiquement que « les frontaliers sont plus pressés que les autres ». Pour elle, il s’agit avant tout de « garantir la sécurité des usagers » alors que la commune n’est pas vraiment adaptée à cette circulation, les routes n’étant même pas assez larges pour envisager la construction de trottoirs.