Morzine : le Tour de France s’affiche en grand sur la montagne

Nul doute que toutes les caméras du Tour s’arrêteront sur la Pointe de Ressachaux, lors du départ des coureurs de Morzine le 12 juillet prochain. Ci-dessous, les membres de la Daille préparent le tracé de l'œuvre.
Nul doute que toutes les caméras du Tour s’arrêteront sur la Pointe de Ressachaux, lors du départ des coureurs de Morzine le 12 juillet prochain. Ci-dessous, les membres de la Daille préparent le tracé de l'œuvre. - Germain Pernet

C’est un magnifique cycliste, visible depuis le village, qui s’est installé à 2 173 mètres d’altitude, surplombé des mots ‘‘Le Tour’’. Le travail a été réalisé par les membres de l’association morzinoise La Daille, en collaboration avec Jean-François Premat.

Germain Pernet, président de l’association, a tout d’abord sollicité Jean-François Premat pour le choix d’un dessin et la faisabilité. « Ils m’avaient demandé de les aider à faire le tracé, rapporte Jean-François Premat. J’ai proposé le dessin, ils ont validé, et je suis monté vendredi soir (le 1er juillet, NDLR) avec une petite équipe, pour délimiter les contours de l’œuvre. »

Germain Pernet confirme : « Vendredi soir, avec Jean-François et quelques autres, on est montés pour implanter les piquets. Il y a une pierre qui a servi de point de repère, on a trouvé le centre de la première roue, on l’a tracée avec une corde, et ensuite, par rapport à la première roue, puis grâce à la côte du plan, et à l’altimètre pour avoir le vélo de niveau, on a tracé la seconde. Ce qui faisait notre base pour le dessin complet. D’habitude, le dessin, c’est juste le cadre d’un vélo, mais cette année, Jean-François a proposé les deux roues avec la silhouette, on a trouvé ça super. »

« On la verra encore en automne prochain »

Le lendemain, dès 7 heures, une dizaine de personnes sont à pied d’œuvre, tout là-haut, pour commencer à débroussailler. « On traçait dans le vide, il fallait faire très attention de ne pas mettre un coup de débroussailleuse sur le côté, détaille Germain Pernet, car ça aurait défiguré le dessin. En plus, on travaillait sans voir le rendu, on n’a vu le résultat qu’après, lorsque j’ai fait voler le drone. » A la question : quel a été le moment le plus difficile, le Morzinois répond : « Monter les débroussailleuses ! »

Les membres de la Daille préparent le tracé de l'œuvre.
Les membres de la Daille préparent le tracé de l'œuvre. - Germain Pernet

Vers midi, le travail est terminé. Le groupe peut se détendre et profiter d’un moment de convivialité entre copains. Le rendu est incontestablement superbe. Nul doute que toutes les caméras du Tour s’arrêteront sur la Pointe de Ressachaux, lors du départ des coureurs le 12 juillet prochain, pour une visibilité dans le monde entier ! Les lettres mesurent 20 mètres de haut, tandis que les dimensions complètes de l’œuvre entière font environ 100 mètres en hauteur sur 80 en largeur. « On la verra encore en automne prochain, précise Jean-François Premat, car on a fauché très bas. »

C’est la quatrième fois qu’une telle œuvre est réalisée par la Daille pour le Tour de France, sur la pointe de Ressachaux.

La pointe de Ressachaux sur laquelle a été créée l'œuvre.
La pointe de Ressachaux sur laquelle a été créée l'œuvre.