Harcèlement sexuel : la militante Sophie Tissier porte plainte contre Éric Coquerel

Sophie Tissier a porté plainte ce lundi 4 juillet contre le député La France insoumise Eric Coquerel pour « harcèlement sexuel ».
Sophie Tissier a porté plainte ce lundi 4 juillet contre le député La France insoumise Eric Coquerel pour « harcèlement sexuel ».

Après avoir dénoncé un comportement « outrancier et harcelant  », Sophie Tissier a porté plainte contre Éric Coquerel ce lundi matin. L’ancienne figure des « gilets jaunes » l’accuse de « harcèlement sexuel » et de gestes pouvant s’apparenter à une agression sexuelle.

Jeudi 30 juin, tout juste nommé à la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel a été mis en cause pour des soupçons de comportement inappropriés avec des femmes. La journaliste Rokhaya Diallo, invitée sur RTL, a été la première à évoquer ces témoignages. « J’ai plusieurs sources au sein de LFI, j’ai entendu plusieurs fois des femmes qui m’ont parlé du comportement qu’il aurait avec les femmes », déclare-t-elle.

Des faits datant de 2014

Parmi elles, Sophie Tissier une ancienne proche du Parti de gauche. Elle est sortie pour la première fois de l’anonymat et raconte sur Mediapart une soirée de 2014 pendant laquelle elle aurait dansé avec Éric Coquerel. Elle affirme que ce dernier a eu « la main baladeuse toute la soirée  » et évoque « plusieurs SMS  » de sa part demandant qu’ils rentrent ensemble.

Ces faits, déjà évoqués anonymement dans un article de Causette en 2018, n’étaient « pas suffisamment graves  » pour saisir la cellule LFI, juge Sophie Tissier. Seulement, la militante a annoncé ce dimanche avoir saisi le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de La France insoumise.

« J’ai vu que tout le monde disait que la cellule n’avait pas été saisie, que ce n’était que des ‘on dit’. Alors, puisqu’il faut en arriver à saisir, je saisis », a-t-elle ajouté.

Des « rumeurs infondées », selon Éric Coquerel

Le député de La France insoumise est sorti de son silence dimanche 3 juillet en publiant une tribune dans les colonnes du Journal du dimanche.

Il se défend des accusations qui le visent et affirme n’avoir jamais « exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport ». En ce qui concerne les faits racontés par Sophie Tissier, il parle d’un « flirt ».