Procès des attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam condamné à la perpétuité incompressible

La cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict ce mercredi 29 juin dans le procès du 13-Novembre.
La cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict ce mercredi 29 juin dans le procès du 13-Novembre. - Photo d’illustration

Après dix mois de procès, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict mercredi 29 juin. Elle condamne Salah Abdeslam à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, conformément aux réquisitions du parquet. 19 autres accusés ont des peines allant de deux ans d’emprisonnement à la perpétuité.

Salah Abdeslam, le principal accusé et seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts, a été reconnu coupable d’être le coauteur des attentats, « coauteur de meurtres, de tentatives de meurtre, de séquestration, de tentatives de meurtres sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, le tout en bande organisée », a précisé le président de la cour d’assises spéciale.

Une infime possibilité de libération

La peine retenue contre Salah Abdeslam, la perpétuité incompressible, est la plus lourde prévue par le Code pénal. Elle rend impossible tout aménagement de peine. Au bout de trente ans passés en prison, le condamné peut toutefois demander au tribunal de l’application des peines de revenir sur cette impossibilité.

Elle n’a été prononcée qu’à quatre reprises auparavant : contre Pierre Bodein dit « Pierrot le fou » en 2007, Michel Fourniret – depuis décédé en prison – en 2008, Nicolas Blondiau en 2013 et Yannick Luende Bothelo en 2016, à chaque fois pour des meurtres d’enfants accompagnés de viols ou tortures.

Dans sa dernière intervention devant la cour, Salah Abdeslam avait réitéré ses excuses « sincères » aux victimes. Il soutenait « Je ne suis pas un assassin, je ne suis pas un tueur  ».

Ce verdict marque l’épilogue d’une audience historique qui aura duré près de dix mois, avec plus de 350 avocats et 2 500 parties civiles.