Inflation : vers une augmentation de 4 % des prestations sociales ?

Le projet de loi « pouvoir d’achat », qui sera présenté en conseil des ministres le 6 juillet, prévoit une hausse des prestations sociales de 4 %.
Le projet de loi « pouvoir d’achat », qui sera présenté en conseil des ministres le 6 juillet, prévoit une hausse des prestations sociales de 4 %.

RSA, pensions de retraite, prime d’activité et APL : de multiples prestations sociales pourraient bientôt connaître une revalorisation. Mercredi 6 juillet, le gouvernement doit présenter son projet de loi « pouvoir d’achat » en Conseil des ministres, avant d’être examiné au Parlement.

Premier grand texte du second mandat d’Emmanuel Macron, ce projet de loi est prévu pour compenser les effets de l’inflation – qui devrait atteindre 5,5 % cette année – sur le pouvoir d’achat des Français.

Un coût de 7 milliards d’euros d’ici fin 2022

Consulté en partie par plusieurs médias, ce projet de loi prévoit une hausse sur de multiples prestations sociales. Les pensions de retraite et d’invalidité, la prime d’activité, les prestations familiales, le RSA, l’allocation aux adultes handicapés, l’allocation de solidarité aux personnes âgées devraient être augmentés de 4 %.

Cette aide sera rétroactive au 1er juillet. Selon Les Echos, le coût de d’une telle mesure atteindrait « un peu moins de 7 milliards fin 2022, et à 8 milliards d’ici à avril 2023 ».

L’aide personnalisée au logement (APL) devrait également connaître une augmentation de 3,5 %, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, présenté en même temps que le projet « pouvoir d’achat ».

Le renforcement d’anciennes mesures

Ces revalorisations ne sont qu’une partie du futur projet de loi du gouvernement pour répondre à l’inflation. D’autres mesures, lancées ces derniers mois, devraient être prolongées pour lutter contre la hausse des prix. C’est le cas notamment de la remise carburant et du bouclier tarifaire sur l’énergie, qui plafonne les tarifs de vente du gaz et de l’électricité.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a confirmé ce lundi, sur BFMTV, la volonté d’intégrer au projet de loi de finances rectificatives un « bouclier loyer ». Ce dernier doit permettre de plafonner les hausses de loyer à 3,5 % pendant un an.