Glissement de terrain de Bossey : des responsabilités à déterminer et des habitants à rembourser

Christophe Dany, syndic de la copropriété So green pour le compte de la Régie Grand Genève, ce mercredi 15 juin.
Christophe Dany, syndic de la copropriété So green pour le compte de la Régie Grand Genève, ce mercredi 15 juin.

Le temps de la justice et des assurances n’est vraiment pas celui des hommes. À ce jour, seule une poignée de familles, parmi les propriétaires dont il s’agit du logement principal, ont eu droit à un geste commercial de la part de leur assurance pour les préjudices subis, principalement le fait d’être privé de son lieu de vie et de devoir payer deux habitations simultanément. Les propriétaires bailleurs, eux, ont pu récupérer les loyers qu’ils auraient dû percevoir.

La déclaration par la préfecture de l’état de catastrophe naturelle, le 30 septembre dernier, n’a rien arrangé. « Il y a un astérisque dans les contrats qui stipule qu’un dédommagement n’est pas envisageable si aucun dégât n’est constaté dans le logement », dénonce Julien. « Et puis, absolument personne ne croit qu’il s’agit d’une catastrophe naturelle », relève Julie. Les habitants trouvent la coïncidence avec le chantier en cours, qui a remplacé une forêt, un peu grosse. « Les géologues et la mairie, qui ont rendu le terrain constructible, ont une responsabilité », pointe Julien.

Plusieurs procédures en cours

Un expert judiciaire est en train d’établir les torts des uns et des autres. Un procès devrait ensuite se tenir devant le tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains. « Plusieurs procédures sont en cours, note Christophe Dany, syndic de la copropriété So green, venu s’installer à Bossey voilà quelques jours à peine. Il y en a notamment une de dommages-ouvrage car certaines places de parking sont en train de s’effondrer. »

Les frais engagés par les habitants de chaque barre d’immeuble (2e logement, voiture…) sont estimés à 500 000 euros. Quant aux travaux de consolidation réalisés suite au glissement de terrain, ils ont coûté 1,6 million d’euros à l’État et aux assurances.