L’OMS appelle tous les pays à une meilleure prise en charge de la santé mentale

Dans le monde, près d’une personne sur huit vivrait avec un trouble mental, selon l’OMS.
Dans le monde, près d’une personne sur huit vivrait avec un trouble mental, selon l’OMS. - Office des Nations Unies à Genève.

C’est son plus grand tour d’horizon sur le sujet depuis le début des années 2000. Dans un nouveau rapport, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle toutes les nations à intensifier leur engagement dans la santé mentale.

« Chacun dans sa vie est proche d’une personne touchée par des problèmes de santé mentale », affirme le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. En effet, une personne sur huit dans le monde vivrait avec un trouble mental. Si ce chiffre était déjà important avant la pandémie de Covid-19, l’agence des Nations unies ajoute que les cas de dépression et d’anxiété ont augmenté de plus de 25 % au cours de l’année 2020.

Un manque d’investissements

Le problème, souligné par l’OMS, est que les investissements dans la santé mentale n’ont pas augmenté. Seulement 2 % des budgets nationaux de la santé et moins de 1 % de l’aide internationale sont consacrés à ces pathologies. Des chiffres bas, « très bas », affirme Mark Van Ommeren, du département de la santé mentale de l’OMS, lors d’une conférence de presse.

À titre d’exemple, le rapport estime que 71 % des personnes atteintes de psychose dans le monde ne bénéficient pas de services de santé mentale.

De vastes écarts dans l’accès aux soins sont également mis en évidence : si 70 % des personnes souffrant de psychose reçoivent un traitement dans les pays à revenu élevé, ce chiffre tombe à 12 % dans les pays à faible revenu.

Alors que les personnes souffrant de problèmes de santé mentale sont encore stigmatisées et discriminées dans de nombreux pays – les tentatives de suicide sont encore criminalisées dans 20 pays – le directeur général de l’OMS presse les nations au changement. « L’investissement dans la santé mentale est un investissement dans une vie et un avenir meilleurs pour tous », conclut-il.