Législatives : Magali Luho, candidate du RN dans la 4e circonscription

Magali Luho, ici avec Kévin Chaleil Dos Ramos, est la candidate RN dans la 4e circonscription. Photo d’archives
Magali Luho, ici avec Kévin Chaleil Dos Ramos, est la candidate RN dans la 4e circonscription. Photo d’archives

Revoilà Magali Luho. La candidate du Rassemblement national dans la quatrième circonscription resurgit sur la scène politique locale après avoir été conseillère municipale à Annemasse en novembre 2017 en remplacement de Jean Capasso. Et alors qu’on pouvait s’attendre à la voir se présenter face aux habitants lors des Municipales de 2020, elle s’était finalement écartée pour laisser la place au jeune Kévin Chaleil Dos Ramos, avec qui elle a formé un binôme lors des élections départementales de 2021.

Sécurité et pouvoir d’achat

Nommée responsable départementale du parti de Marine Le Pen fin 2021, elle repart en campagne, pour les législatives cette fois. Dans un contre-pied, elle affirme que « ce n’est pas l’enjeu du député qui m’intéresse. Aujourd’hui, il y a une volonté de dire : «On (Le rassemblement national) est là, on est implantés». C’est normal qu’on soit présents. » Il est vrai que le RN, qui avait franchi la barre des 10 % dans la circonscription en 2017, ne semble pas en mesure de troubler le duel annoncé entre la députée sortante, Virginie Duby-Muller -qui avait su conserver son poste il y a cinq ans après avoir terminé deuxième derrière Laure Devin, alors candidate de la majorité présidentielle, au premier tour- et Antoine Vielliard, figure locale centriste intronisée candidat par La République en Marche sous la bannière « Ensemble » (regroupant LREM, MoDem, Horizons).

« Tout augmente »

Son thème de prédilection reste la sécurité, si bien que la candidate appelle à « arrêter d’enlever des postes de gendarmes et de policiers. Il faut les laisser bosser et davantage recruter. » La deuxième thématique qu’elle avance est « l’écologie » mais pour l’illustrer elle se concentre plutôt sur la lutte contre la pollution, évoquant « les bouchons importants  » et appelant à faire comme les Suisses, en « mettant les camions sur les rails  ». À la frontière pourtant, c’est plutôt l’autosolisme des frontaliers qui encombre les routes. « C’est facile de dire que les frontaliers prennent trop leur voiture mais en Suisse, on n’a pas le droit d’être en retard et le Léman Express n’est pas assez fiable. »

Concernant le pouvoir d’achat, Magali Luho souligne le caractère inégalitaire de la ville d’Annemasse, la quatrième de France en la matière. «  Il y a des salaires très, très hauts et d’autres très, très bas. Quelqu’un avec des revenus modestes a du mal à s’en sortir. J’en connais à qui il ne reste que 20 euros une fois qu’ils ont tout payé, et tout augmente. » Même le score du Rassemblement national lors de la dernière Présidentielle. Au point de retrouver la même dynamique pour ces élections législatives ? Verdict lors du premier tour, le 12 juin prochain.

En bref

Magali Luho a 46 ans, est en couple, sans enfant. Cheffe de caisse à Genève, elle est engagée sur le terrain politique depuis 2012 dans ce qui s’appelait encore le Front national. Conseillère municipale de novembre 2017 à 2020, elle est désormais responsable départementale du parti d’extrême droite.