Fourrière animale de Bellegarde : comment se porte la structure ?

Jacqueline Menu en est à son troisième mandat et a suivi les différentes évolutions de la fourrière.
Jacqueline Menu en est à son troisième mandat et a suivi les différentes évolutions de la fourrière.

Avant lecture de cette entretien, il est important de noter la différence entre la fourrière et le refuge.

– « L’Arche de Noé », avant, regroupait refuge et fourrière. Aujourd’hui, cette appellation n’est valable que pour le refuge.

– Le refuge est une association qui dépend de la mairie. La fourrière est une compétence communautaire.

– La fourrière capture les animaux errants. Les chiens sont identifiés, rendus à leur propriétaire ou mis en cage huit jours avant d’être transférés au refuge.

– Le refuge, L’Arche de Noé, garde les chiens abandonnés et permet leur adoption. Elle fait également pension. Aujourd’hui, ses cages sont pleines ! Avis à ceux qui souhaitent adopter, mais attention, avoir un animal requiert une réflexion préalable !

Entretien.

Pouvez-vous rappeler le rôle de la fourrière   ?

Avec les Rrromniets de la Valserine, on trappe les chats errants pour les stériliser sur nos douze communes. Le but : contrôler le nombre de naissances (une femelle peut avoir des chatons tous les trois mois) et éviter les nuisances (un chat stérilisé ou castré est plus calme).

Pour les chiens, la fourrière devait les capturer. Ils étaient emmenés dans la fourrière physique (située dans le quartier d’Arlod, Ndlr). Là on essayait de les identifier pour appeler le propriétaire. Sinon, ils passaient huit jours en fourrière et après, gentiment, le refuge L’Arche de Noé les prend et les met en adoption. Soit le chien trouve un maître, soit, malheureusement, il passe le restant de sa vie dans le refuge.

La fourrière est pour l’instant inactive. Des employés municipaux devaient être formés pour s’occuper de la fourrière.

Deux personnes ont eu leur examen mais un des deux est parti. Pour l’heure, on ne forme plus personne. C’est compliqué d’avoir un salarié à demeure qui attend d’être appelé pour aller attraper des chiens alors qu’il y en a deux ou trois par mois. L’activité a changé. Avant des chiens divaguaient de partout (divaguer veut dire qu’ils s’échappaient de chez eux et traînaient), toute la journée. Maintenant les gens achètent les animaux. Quand on paye, on fait plus attention…

Malgré cela, si aujourd’hui un chien ère dans les rues, quelles solutions sont mises en place ?

Provisoirement, la police municipale intervient. Le chien est identifié, sinon il est placé. Comme le refuge de Bellegarde est complet, on s’organise avec la solidarité territoriale voisine, c’est-à-dire le refuge du Pays de Gex et la pension Au Poil à Collonges.

Quel est le lien entre refuge et fourrière ?

On avait un contrat avec l’association de L’Arche de Noé qui s’est arrêté au 1er avril 2018. Le contrat disait qu’ils devaient aller capturer les chiens errants. C’était bien parce que le refuge s’était proposé pour un marché à 40 000 € l’année. Le marché s’est arrêté et Mme André (présidente du refuge, Ndlr) a préféré se concentrer sur le refuge par manque de temps et de bras.

Les locaux de la fourrière étaient jugés vétustes.

Au début, la fourrière marchait avec le refuge. En 2014, on a décidé de vraiment séparer les deux parce que L’Arche de Noé touchait des sommes qui ne correspondaient pas à ce qu’on devait payer pour une fourrière. Du coup, les terrains où sont installés les deux locaux sont séparés. Oui, ils sont vétustes. Pourtant ils ne sont pas si vieux, puisque tout cela date de 2000. Mais comme un gymnase, ça s’use vite. Sauf que pour une fourrière, les normes changent énormément. Faut-il adapter les locaux que nous avons déjà ou en refaire de nouveaux   ? On a rendez-vous avec la direction départementale des services vétérinaires mi-octobre pour faire le tour de la question.

Plus d’informations sur le refuge de Bellegarde dans notre édition papier du 10 octobre 2019.