«Il faut y aller par petits bouts pour faire avancer les choses»

C’est avec la traversée des Houches par la Route blanche que le combat d’Inspire a commencé...
C’est avec la traversée des Houches par la Route blanche que le combat d’Inspire a commencé...

Depuis l’entrée du chalet familial, situé quartier du Pont, Anne Lassman-Trappier nous montre la RD 243, là où tout a commencé. C’était lors de la construction de la Route blanche qui a coupé la route départementale en deux et la faisant devenir très accidentogène, de même qu’aux Bossons et aux Pèlerins. « On avait également un gros problème de bruit. » Elle rappelle le projet «d’échangeur démentiel» prévu ici même. « Alors les habitants se sont mobilisés et une pétition a circulé pour faire décaisser la route, avec une galerie couverte. » En 2002-2003, les travaux ont été faits. « Cela a redonné une qualité de vie au quartier qui a été très impacté par la route. Ce que nous avons gagné ici, la trémie, ils l’ont gagné aussi aux Bossons et un peu différemment aux Pèlerins. Mais on n’a pas gagné assez, il devrait y avoir des murs antibruit tout le long. De même, en 2010 tout un quartier a été construit aux Tissières et ils n’ont toujours pas de murs antibruit ! »

« Y aller par petits bouts »

« Il y a eu plusieurs étapes dans la manière dont on est vus par les autorités. Aujourd’hui, Inspire est un interlocuteur. On a beaucoup progressé dans ce sens-là et on peut présenter nos idées. Il faut y aller par petits bouts pour faire avancer les choses », reconnaît la présidente de l’association environnementale. « On l’a vu avec les transports, en voulant des aménagements cyclables dans la vallée. Et aujourd’hui, les aménagements avancent, avec tout un programme à Chamonix, à Passy de plus en plus et la partie qu’on demandait depuis longtemps, entre Cluses et Magland qui était très dangereuse. Les choses évoluent. »