Les cimetières de plus en plus la cible des voleurs

Les vols se multiplient dans les cimetières.
Les vols se multiplient dans les cimetières. - Photo d’archives

Des centaines de tombes pillées

Tous les vols déclarés dernièrement par les familles des défunts ou par ceux qui entretiennent et gèrent les cimetières se sont déroulés principalement dans le Nord et l’Ouest de la France : Nord, Pas-de-Calais (Béthune), Calvados (Gouvix), Seine-Maritime (Petit Quevilly près de Rouen), Manche (entre Granville et Avranche).

Mais s’il était possible d’avoir connaissance de tous les méfaits de ce type, ils ne sont pas tous déclarés parce que souvent découverts tardivement, on se rendrait sans doute compte qu’ils ont lieu un peu partout en France. Cela n’a rien à voir avec des dégradations malveillantes comme les profanations de sépultures, mais les vols se comptent par centaines.

Qu’est-ce qui est volé dans les cimetières ?

Principalement des objets métalliques : plaques, médaillons, croix, ornements en laiton, cuivre, étain ; des pots et vases et très souvent des plantes et fleurs. Un phénomène qui s’étend et doit trouver sa raison avec la crise économique actuelle, avec le coût de la vie. Quand on sait que ces objets sont destinés à la revente pour des revenus illégaux mais substantiels, notamment avec les métaux.

Le journal 20 minutes rapporte le témoignage d’une famille excédée par les vols : « En fait, notre deuil, on ne le finit jamais parce qu’à chaque vol, c’est un coup de poignard », témoigne à la télévision locale une femme qui vient régulièrement se recueillir sur la tombe de son père, décédé il y a cinq ans. Excédée face à la situation, elle aurait décidé de faire déplacer la tombe « dans le cimetière d’une commune voisine ».

Cela peut coûter 15 000 euros

Dans la Manche, un traceur GPS placé dans un pot d’hortensia, a permis d’arrêter les voleurs auteurs d’une quinzaine de vols. Ils ont été punis d’un simple rappel à la loi, mais le délit est passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.