Aix-les-Bains : face à la conjoncture économique, Filhol veut «résister et survivre»

C’est en misant sur leur large choix de linges et de matières que les Établissements Filhol veulent perdurer.
C’est en misant sur leur large choix de linges et de matières que les Établissements Filhol veulent perdurer.

Quand on est une boutique ancestrale dans un monde en plein bouleversement, comment perdurer ? C’est l’enjeu des Établissements Filhol. « Vu les dernières conjonctures, l’objectif, c’est de résister et survivre », expose Jean-Jacques Filhol, patron de l’emblématique magasin de tissus d’Aix-les-Bains. « Honnêtement, il y a eu des mois où on se sentait mal barré. »

Comme pour beaucoup de commerces, le Covid a été un bouleversement en 2020. Fermés un mois au moment du confinement, les Établissements Filhol ont rouvert en mai de cette année-là. « On a ouvert des demi-journées pour rendre un service aux clients », se rappelle le gérant.

« Suivre la vie actuelle »

Le magasin s’est aussi lancé, à ce moment-là, dans la confection des masques en tissu. « On avait de la percale coton avec un molleton. Mais on a été confrontés au problème d’avoir de l’élastique. Parce que, pour 1 000 mètres d’élastique, ils ont mis 10 semaines [à nous livrer, NDLR]. Au début, on mettait de la tresse ou du biais. » Des masques calqués sur les tutos d’hôpitaux qui circulent alors. Mais pas de quoi faire tourner la boutique. « C’était du dépannage parce qu’il n’y avait pas de rentabilité sur le produit. »

Deux ans plus tard, la fréquentation tout comme le panier moyen des clients deviennent « compliqués ». Pour « passer l’orage », la stratégie de Jean-Jacques Filhol est de « suivre la vie actuelle ». « Ce qui nous sauve, c’est surtout la multitude des produits », avance-t-il. Cela lui a permis de traverser les époques. Si l’après Seconde Guerre mondiale avait marqué « l’avènement des nylons », la tendance est à un retour des « matières naturelles ». Pour une activité qui reste liée au changement de saisons (printemps, été...).