Fidélisation des salariés et mobilité : des enjeux majeurs pour les dirigeants du Genevois

Le P+R Altéa, encore peu utilisé, se remplit toutefois petit à petit.
Le P+R Altéa, encore peu utilisé, se remplit toutefois petit à petit. - Photo d’archives.

La préoccupation majeure d’un dirigeant d’entreprise du territoire a trait à la main-d’œuvre, qu’il s’agisse des difficultés à la recruter ou à la conserver. Si Richard Bryon réfute le terme d’« hémorragie » vers la Suisse, il évoque une « fuite des talents. La question est : « Comment fait-on pour fidéliser les salariés ? » »

La réponse la plus adaptée ne se trouve évidemment pas dans les rémunérations, qui ne pourront jamais rivaliser avec celles proposées à Genève, même si certaines entreprises font de louables efforts pour tenir compte du coût de la vie à la frontière. Le président de l’Adel esquisse quelques pistes : « Nous devons être beaucoup plus souples sur les missions, sur les horaires, avec les mutuelles… À Rochex, nous n’avons pas de problèmes pour recruter car nous proposons des salaires acceptables, de bonnes conditions de travail, des postes intéressants… »

Des progrès en termes de mobilité

Encore faut-il que les salariés puissent venir travailler sans perdre trop de temps dans les transports. Depuis quelques années, il y a objectivement du mieux rayon mobilité à la frontière. Au-delà du Léman Express et du tram, « indispensable pour une ville comme Annemasse », le cogérant des laboratoires Rochex prend l’exemple du parking-relais Altéa, encore peu utilisé : « Visuellement, il se remplit petit à petit quand même. On ne peut pas reprocher au parking (pensé par les élus à l’horizon 2030, NDLR) d’être trop vaste. Le P+R de Saint-Martin-Bellevue s’est rapidement retrouvé saturé, ce qui est dommage. Et puis, en prenant le bus depuis le P+R Altéa, on se retrouve douze minutes plus tard à la gare d’Annemasse. C’est franchement top. »