Au bar PMU Le Paris, les clients refont le monde et Annemasse

De gauche à droite: Karima, Patrice Ritzenthaler et Yves Jeanjeau, le jeudi 28 avril.
De gauche à droite: Karima, Patrice Ritzenthaler et Yves Jeanjeau, le jeudi 28 avril.

Comme pour l’hôtel, la plupart des clients du bar PMU sont des frontaliers. « Il y a du monde surtout le matin mais aussi le soir », constate Olivier Doré.À 9 heures passées ce jeudi 28 avril, les frontaliers avaient déjà rejoint Genève depuis belle lurette, mais le bar n’était pas vide pour autant.

Des habitués de l’établissement

Tranquillement attablés dans un coin, Yves Jeanjeau et Patrice Ritzenthaler ont leurs habitudes au Paris. Ils viennent chaque matin boire un café et un jus de fruits. Les deux hommes ne sont pas étrangers aux Annemassiens de longue date. Le premier nommé, à la tête du magasin ADT, est le dernier tapissier de la ville. C’est aussi un romancier émérite. Le second, frontalier à la retraite, s’est fait connaître comme conseiller municipal d’opposition (extrême droite).

Les deux hommes aiment refaire le monde et surtout leur ville. Ils portent un regard critique sur son évolution. Ce qui les frappe ? « Ces bus à rallonge avec peu de monde à l’intérieur », « la disparition des commerces de proximité » ou encore le côté « ville-dortoir ».

Arrive Karima, Annemassienne depuis 19 ans et amoureuse de sa ville d’adoption : « Je me rappelle encore de mon émerveillement à la vue du Salève, en descendant du train. J’arrivais de Nîmes. »

Après avoir pas mal galéré et passé trois ans à l’hôtel, notamment à Erciyes, celle qui a récemment lancé son entreprise de nettoyage (Ça des ménages) se montre plus enthousiaste que ses deux amis sur la transformation d’Annemasse. L’extension de la piétonnisation, par exemple, l’enchante : « J’aime marcher, je me déplace essentiellement à pied.  »