Election présidentielle : les réactions dans le Chablais

Election présidentielle : les réactions dans le Chablais

Patrice Thiot, candidat à la candidature aux prochaines législatives pour La République en marche

« Le score est meilleur que les estimations mais le FN (sic) est quand même très fort. Je ne me l’explique pas. C’est vrai qu’on fait beaucoup de ‘‘président bashing’’ en France. Sarkozy, Hollande… ont été détestés à la fin de leur mandat.

Je trouve ça bien qu’Emmanuel Macron puisse faire 10 ans pour mener à bien ses réformes. Cinq ans, c’est peu, surtout quand on traverse des crises.

Concernant les législatives, je ne vois pas, à part celui de la majorité présidentielle, un autre parti assez fort pour avoir une majorité à l’Assemblée nationale. Mais on n’aura peut-être qu’une courte majorité. En revanche, dans le cadre de la réforme des retraites, il faut s’attendre à ce que La France insoumise soit plus forte dans la rue que sur les bancs de l’Assemblée. »

Andréa Kotarac, président du groupe Rassemblement national et localistes à la Région

« Marine Le Pen réalise un suffrage historique alors que tout le monde était contre nous : la CGT, le Medef, les grands médias… C’est un score qui est bon et qui donne de l’espoir pour demain et les législatives.

L’opposition à Emmanuel Macron, c’est Marine Le Pen et le Rassemblement national, qui portent l’espoir. Jean-Luc Melenchon et toute cette gauche s’est discréditée et a élu son bourreau. On se prépare donc aux législatives. Dans le Chablais comme ailleurs, le RN peut créer la surprise.

Ici, comme en France, les villes votent pour Emmanuel Macron et le monde rural globalement pour Marine Le Pen. Mais selon des chiffres que donnaient France24 hier, 70 % des gens qui ont voté Macron ont une vie plutôt agréable et paisible alors que 90 % des gens qui ont voté pour Marine Le Pen ont une vie ni agréable ni paisible. Ce sont des gens qui sont dans la précarité, qui subissent la fin des services publics. »

Pierre Gilibert, chef de file des Insoumis dans le Chablais

« Quand je regarde les résultats, je trouve que c’est assez désespérant. Le fait que Macron soit élu, il y a toujours un peu de déception, parce qu’on souhaitait plutôt avoir un autre débat pendant ce second tour, sur les problèmes de société. On est bien content que Marine Le Pen soit battue mais pour autant, on n’est pas rassuré avec Emmanuel Macron.

Du côté des Insoumis, on avait cet espoir de changement. Donc maintenant, on axe vraiment sur le ‘‘troisième tour’’. Dans les trois blocs qui se sont dégagés (pendant ces élections, NDLR) il y a celui de l’Union populaire. C’est encourageant !

Lors de ce deuxième tour, les gens qui étaient avec moi à Bons-en-Chablais (beaucoup d’Insoumis, quelques communistes), ils avaient plutôt l’air d’avoir envie d’en découdre sur les législatives. J’ai senti une volonté de se rassembler et d’essayer de l’emporter pour répondre aux besoins des gens. Parce que nous, on veut que ça change, que ce ne soit pas le même modèle que précédemment, qu’on prenne plus en compte le pouvoir d’achat… J’ai bien senti qu’après le temps de la déception, les gens sont prêts pour les législatives, et prêt à se mobiliser pour qu’Emmanuel Macron ne soit pas majoritaire, qu’il soit obligé de tenir compte de l’avis des gens.

On a une assemblée nationale des législatives le 7 mai. Jusque-là, il va y avoir des négociations pour essayer de créer un front commun avec l’Union populaire, de trouver des gens qui sont prêts à accepter au moins les trames principales de notre programme, d’en discuter. Ce qu’on vise, c’est d’arriver à obtenir si possible la majorité à l’Assemblée Nationale. »