Chablais : un haut potentiel sportif qui doit s’exporter pour réussir

L’environnement riche et varié qu’offrent les Rives du Léman pourrait être une pépinière de champions dans certaines disciplines. Le Chablais compte bien des sportifs de haut niveau mais le manque de structures et d’accompagnements les fait souvent migrer vers d’autres régions. C’est par exemple le cas de Line Burquier, championne du monde junior de VTT et championne de France espoir de cyclo-cross en 2021 qui fait la fierté de Saint-Paul-en-Chablais, dont elle est originaire. Elle a néanmoins dû rejoindre Besançon, où se trouve le pôle France jeune VTT ayant « pour mission la formation et l’accompagnement dans le haut niveau ».

Dans un autre registre, Frédéric Bened s’investit beaucoup au sein du Chablais Nordic Ski-Club qu’il a co-fondé et dont il a repris la présidence. Il témoigne des difficultés pour accompagner des jeunes à leur meilleur niveau de biathlon, comme ses deux filles Camille et Chloé Bened ou encore Anthony Lausenaz. Si les pistes de la vallée d’Abondance ou des Moises permettent de s’entraîner sur les skis, il n’existe aucun pas de tir correspondant aux exigences de la discipline dans le Chablais. Pas de piste de ski roue pour s’entraîner l’été, non plus. Malgré le soutien de la commune de la Chapelle-d’Abondance et un contrat avec celle de Châtel, les jeunes athlètes peinent à financer leur début de carrière. Le Chablais Nordic Ski-Club a tout de même mené 10 jeunes jusqu’au comité Mont-Blanc, centre d’accompagnement dans la discipline.

Enfin, au niveau sports collectifs, après l’aventure éphémère des footballeurs de l’Évian-Thonon-Gaillard, le Chablais ne compte plus qu’une seule équipe dans l’élite avec les Black Panthers en foot américain.