«La transition écologique est le fil rouge de la coopération transfrontalière»

Gabriel Doublet (le plus à gauche) et Aurélie Charillon (à ses côtés) encadrent les lauréats du prix.
Gabriel Doublet (le plus à gauche) et Aurélie Charillon (à ses côtés) encadrent les lauréats du prix.

Pas moins de 21 dossiers (10 français et 11 suisses) ont été reçus dans le cadre de ce premier prix pour l’agriculture en transition écologique dans le Grand Genève, dans des domaines aussi divers que l’agroforesterie, la biodynamie, la production d’énergie renouvelable ou encore les circuits courts.

« La transition écologique est le fil rouge de la coopération transfrontalière, soulignait Gabriel Doublet, vice-président du Pôle métropolitain du Genevois français à la culture et à la communication. Nous avons déjà, par exemple, beaucoup travaillé sur les corridors biologiques et nous sommes en train de ratifier une charte de la transition écologique. S’il y a bien un territoire dans le monde qui a les moyens d’être exemplaire, c’est bien le nôtre. »

Le président d’Annemasse Agglo rappelait que « la région s’est vraiment organisée à partir du moment où nous avons réfléchi ensemble sur la question de l’eau et à la façon de la gérer de manière durable. »

Crise du logement et pression foncière

Celui qui est aussi maire de Saint-Cergues pointait les conséquences négatives des constructions à tout-va sur l’agriculture de ce côté-ci de la frontière, avec une intense pression foncière à la clé : « Genève a eu tendance à exporter sa crise du logement. »

De son côté, Aurélie Charillon, conseillère départementale de l’Ain, plaidait pour « une certaine souveraineté alimentaire et énergétique ». L’adaptation de certaines initiatives locales à l’échelle du Grand Genève, telles que la plateforme Agrilocal 01 (qui favorise les circuits courts dans la restauration collective), pourrait être un moyen d’y parvenir.