Bontaz : un démarrage en trombe sur le marché du vélo électrique

Bontaz table sur la production de plus de 500 000 moteurs  par an en 2030.
Bontaz table sur la production de plus de 500 000 moteurs par an en 2030.

Pour Bontaz, l’aventure du vélo électrique, qui entre dans sa stratégie de diversification en vue de la fin programmée en 2035 des moteurs thermiques, a démarré sur les chapeaux de roue. Les moteurs sont pensés à Chambéry, alors que les freins à disque hydrauliques sont conçus à Marnaz, sur le site des Valignons. Bontaz a également prévu de fabriquer des boîtes de vitesse et des systèmes informatiques. L’objectif du groupe, qui s’était jusqu’ici concentré sur l’automobile, est de fabriquer plus de 500 000 moteurs par an en 2030. « On veut aller vite, on ne va pas inventer l’eau tiède, formule Christophe Bontaz. Le premier prototype est en train de s’usiner, il sera sur les bancs de test en avril. La commercialisation débutera en fin d’année. »

Ce démarrage prometteur sur le marché du vélo électrique contraste avec la pénurie des composants électroniques toujours en cours et avec les conséquences économiques de la guerre en Ukraine, qui commencent à se faire sentir : « L’augmentation du coût des matières premières (acier, aluminium, cuivre, pétrole et donc plastique…) aura un impact direct sur nos marges », évalue le président de Bontaz. Un nouveau coup dur alors que l’équipementier automobile apercevait le bout du tunnel avec la fin (provisoire ?) de la crise sanitaire.