Déboulonner des statues ? Genève propose d’autres solutions

Au XIXe siècle, Carl Vogt, dont le buste trône à l’entrée de l’université des Bastions, prônait la hiérarchisation des races et des sexes. Photo DRK
Au XIXe siècle, Carl Vogt, dont le buste trône à l’entrée de l’université des Bastions, prônait la hiérarchisation des races et des sexes. Photo DRK

Trente-trois noms ou sites problématiques. C’est ce qu’il ressort de la plongée dans le passé de la Ville de Genève. «  C’est un sujet sensible, a déclaré Sami Kanaan, conseiller administratif chargé de la Culture. Il faut être capable de sortir d’une vision en noir et blanc. L’idée n’est pas d’effacer l’Histoire. » Dès 2020, le Conseil administratif de la Ville de Genève a lancé un recensement des monuments et symboles présents dans l’espace public et faisant référence à des personnalités ayant encouragé le racisme, le colonialisme ou encore l’esclavagisme.

Menée sous la direction des professeurs Mohamed Mahmoud Mohamedou et Davide Rodogno, la liste dressée des monuments ne se veut pas exhaustive. Elle vient d’être publiée et il s’agit d’un inventaire de personnages représentés dans l’espace public, ayant donné leur nom à une rue, un parc, un site, ou ayant leur statue ou buste trônant dans la ville

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