Albertville: François, sauvé de la mort par une armée d’invisibles

Au fil des mois, le visage de François s’est transformé.
Au fil des mois, le visage de François s’est transformé.

Il n’était rien, mais paradoxalement, tout le monde ou presque connaissait sa silhouette de père Noël déchu. Une ombre sale, un fantôme indigent qui hantait les rues d’Albertville pieds nus, le pantalon sur les talons. François faisait partie des murs, il dormait été comme hiver à leurs pieds, avec pour tout bagage une couverture souillée et quelques menues affaires repoussantes de crasse. Quel que fut notre regard sur lui, il était résigné, sur le trottoir il mourait. De froid, de faim, de maladie, épuisé par la vie. C’était écrit. Un jour, le vieil homme a disparu. Sans doute parti, ailleurs ou au ciel. «  de toute façon se rassurait-on, il ne voulait pas d’aide  ».

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