Chablais: la Protection civile locale part aider les Ukrainiens

Le Bonsois Yannick Laurent sera dans ce camion et rejoindra un convoi national samedi 5 mars.
Le Bonsois Yannick Laurent sera dans ce camion et rejoindra un convoi national samedi 5 mars.

Ils sont connus pour se rendre sur des zones où les catastrophes naturelles ont tout ravagé sur leur passage, laissant des milliers d’habitants sans toit ni repères. Demain, la Protection civile de Haute-Savoie va faire profiter les Ukrainiens, qui fuient la guerre, de leur soutien logistique et humain. Yannick Laurent, directeur général départemental et habitant de Bons-en-Chablais, va partir en camion avec un autre membre de l’association, samedi 5 mars, pour convoyer des tonnes de matériel jusqu’aux frontières de ce pays en proie aux missiles et aux combattants armés. Et pour réaliser sa mission, il a besoin de la générosité des Chablaisiens.

Pour les Ukrainiens déplacés

« En partenariat avec l’association des maires de France, nous allons organiser des collectes de dons directement dans les communes auxquelles les habitants pourront participer », explique-t-il. Afin de monter une base de secours pour les milliers de déplacés ukrainiens, la Protection civile a besoin, pour les adultes et les enfants, de lits de camp, sacs de couchage, couvertures, de produits d’hygiène, de médicaments non périmés et de matériel médical comme des gants, des pansements, du matériel de suture, etc. « Nous les acheminerons ensuite jusqu’à Strasbourg d’où vont partir trois autres poids lourds de 40 tonnes. »

Destination ? Il ne le sait pas encore. « On a lancé toute l’opération hier soir suite à l’initiative de la fédération nationale qui a des contacts politiques en Ukraine. Nous allons nous rendre dans un pays limitrophe comme la Pologne ou la Roumanie où se rend le 27e BCA d’Annecy (lire page 36). Il n’est pas pour l’instant prévu d’entrer dans le pays mais on verra aussi s’il y a un corridor humanitaire. »

Entre stress et excitation

Habitué aux situations de crise, Yannick Laurent ne s’est pourtant jamais rendu en zone de conflit. « Je suis partagé entre l’excitation du départ car c’est toujours une joie d’aller aider autrui mais je ressens aussi du stress car ce déplacement, c’est énormément de travail en amont à réaliser dans un délai très court. Je ressens aussi de la fierté de partir avec la Protection civile à l’étranger. »

A-t-il peur de partir ? Il n’en sait rien lui-même mais sa confiance dans l’association dans laquelle il est engagé depuis plus de 30 ans est inébranlable : « La peur n’exclut pas le danger et pour l’instant, nous n’allons pas nous rendre en Ukraine. Mais il faut aussi avoir peur pour être prudent… Mais je sais que nous sommes si bien organisés qu’il n’y a pas de raison pour ça se passe mal. »

Contacts  : don.protection-civile.org et voir dans chaque mairie.