Le savoir-être plutôt que le savoir-faire

L’industrie, une branche qui emploie beaucoup de travailleurs intérimaires. © photo d’illustration VDN
L’industrie, une branche qui emploie beaucoup de travailleurs intérimaires. © photo d’illustration VDN

La recherche permanente de métiers très techniques par les entreprises du pays bellegardien est accentuée par deux facteurs : la proximité de la Suisse, qui capte une partie importante de la main-d’œuvre notamment dans le BTP, mais aussi une offre limitée de formations en bac professionnel à Bellegarde. « On manque de gens formés et pour une ville comme Bellegarde, il y a peu de bacs pro au lycée. Et celui qui veut être électricien se trouve avec des gens qui sont là par défaut, mais on n’a rien d’autres à leur proposer », insiste Odile Budin.

Pourtant, si le savoir-faire reste important, pour postuler à l’offre d’une entreprise, les agences remarquent que les exigences se portent surtout sur le savoir-être ; en somme les qualités personnelles, telle que l’initiative, l’écoute et la politesse.

« Nos clients sont tellement en pénurie de personnel, qu’ils vont garder la personne même si elle ne correspond qu’à peu près : le savoir-être prime. A partir du moment où la personne a envie, ça suffira. »