Bout du lac: un radar tourelle est installé sur la RD 1508

C’est à hauteur de Giez qu’un radar tourelle a été posé mardi 8 octobre.
C’est à hauteur de Giez qu’un radar tourelle a été posé mardi 8 octobre.

Lundi 7 octobre, la préfecture de Haute-Savoie a annoncé l’implantation de 3 radars tourelles sur le département ainsi que leur mise en service « dans les prochains jours ».

Qu’est-ce qu’un radar tourelle ?

« Les radars tourelles, d’une hauteur totale d’environ 4 mètres, sont composés d’un mât et d’une cabine dotée d’une unité de contrôle automatique. Ce nouveau type de radar n’émet pas de flash visible et contrôle la vitesse sur le même mode que le radar qu’il vient remplacer », explique la préfecture.

Une mesure prise à la vue des chiffres inquiétants de la sécurité routière en 2019 : « En Haute-Savoie, depuis le 1er janvier 2019 déjà 51 tués sur nos routes (31 en 2018 pour la même période) dont 22 sont dus à une vitesse excessive ou inadaptée ».

Où sont-ils implantés ?

Si les services de l’État ne souhaitent pas communiquer sur leur emplacement, toujours est-il que, mardi 8 octobre, l’un de ces radars tourelles était en cours d’installation sur la RD 1508, à hauteur de Giez (voir photo).

Que risque-t-on en cas de dégradation ?

La préfecture haut-savoyarde met en garde contre toute tentative ou forme de dégradation d’un radar tourelle. Elle rappelle qu’il s’agit d’un « délit » aux yeux des articles 322-1 et article 322-2 du Code pénal.

Dès lors, une inscription au casier judiciaire est mentionnée :

– « pour avoir affiché des autocollants, fait des graffitis, occulté ou bâché les vitres d’un radar : l’auteur des dégradations risque jusqu’à 15 000 euros d’amende et une peine d’intérêt général ».

– « pour avoir détruit ou endommagé un radar (incendie, vol, explosion) : l’auteur des dégradations risque jusqu’à 75 000 euros d’amende et 5 ans d’emprisonnement ».

– « si l’action a été menée par un groupe de personne, ou un individu masqué, la peine est encore plus lourde : jusqu’à 100 000 euros d’amende et 7 ans d’emprisonnement ».

La préfecture prévient : « Les nouveaux dispositifs installés feront l’objet d’une attention particulière afin d’identifier, le cas échéant les auteurs de dégradations ou de détérioration », tout en rappelant que « le Code de la route s’applique à toutes et tous que vous soyez routiers, automobilistes, motards, cyclomotoristes, cyclistes ou piétons ».