Argonay : Philippe Poutou en campagne auprès des grévistes de Dassault Aviation

Fondue et grève au menu de Philippe Poutou. Quelques heures avant son meeting à la salle Pierre-Lamy d’Annecy, mardi 15 février, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à la présidentielle est venu soutenir les grévistes de Dassault Aviation à Argonay. Ambiance palettes brûlées, fondue savoyarde et vin chaud pour se réchauffer sous les averses devant l’usine.

« Il faut qu’on s’encourage, il faut qu’on s’entraide, et derrière il y a aussi cette idée qu’il faut qu’on change le rapport de force. Ça passera par des mouvements profonds qui s’étendent », lance celui qui est lui-même syndicaliste.

Alors que la CGT, la CFDT et FO réclament 200 euros de plus par mois à la direction de l’avionneur, Philippe Poutou approuve. « Il faut oser demander beaucoup parce que les profits sont énormes. » Et de voir en Dassault « un exemple de famille milliardaire, des plus riches de France ».

Une bataille pour les richesses

Le candidat, qui avait récolté 1,09 % des voix au 1er tour en 2017, juge qu’aujourd’hui les salaires sont « bas » et « ne permettent pas de vivre correctement ». Philippe Poutou pose ainsi l’enjeu : « Une bataille pour la réappropriation des richesses ». Et de mettre face à face « celles et ceux qui se tapent le boulot de la production et galèrent le plus » et les dirigeants aux « revenus très hauts ». Une situation que l’ex-ouvrier de Ford trouve « inadmissible ».

Après les échanges avec les salariés et une prise de parole, Philippe Poutou devait donc se présenter face aux militants à Annecy pour défendre son programme, dont le Smic à 1800 euros, la réduction du temps de travail ou encore la retraite à 60 ans.