Alpinistes français disparus : trois corps découverts dans l’Himalaya

Deux des trois alpinistes disparus, Louis Pachoud et Gabriel Miloche, sont originaires des Pays de Savoie.
Deux des trois alpinistes disparus, Louis Pachoud et Gabriel Miloche, sont originaires des Pays de Savoie.

S’agit-il des trois alpinistes français portés disparus ? Il est trop tôt pour le dire. Toutefois trois corps ont été retrouvés par des guides de montagne locaux au Népal, dans une zone de l’Himalaya proche de celle où étaient conduites les recherches, annonce lundi 8 novembre l’Agence France-Presse (AFP).

Un porte-parole du bureau de police du district de Solukhumbu a indiqué qu’un hélicoptère accompagné d’une équipe de secours, composée de guides de montagne professionnels, a été dépêché sur place pour ramener ces corps. Pour l’heure, les identités des victimes n’ont pas été confirmées.

Deux jeunes originaires des Pays de Savoie

Louis Pachoud, Gabriel Miloche et Thomas Arfi n’ont plus donné de signes de vie depuis le 26 octobre dernier, alors qu’une avalanche s’est déclenchée pendant leur ascension de la face ouest du Mingbo Eiger (6 070 mètres d’altitude). Le dernier contact téléphonique avec eux remonte au même jour durant leur bivouac.

Deux des trois disparus sont originaires des Pays de Savoie. Gabriel Miloche, 27 ans, s’est installé il y a quelques années à Passy. Il travaillait au centre recherche et développement des produits de montagne chez Decathlon en tant qu’ingénieur spécialisé dans la conception de skis de randonnée. Louis Pachoud, 27 ans également, est lui un ingénieur mécanique originaire de Chambéry. Quant à Thomas Arfi, ce Niçois de 34 ans, guide de haute montagne, encadrait le groupe.

D’après l’AFP, ces membres du Groupe excellence alpinisme national (GEAN), formation d’élite de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM), faisaient partie d’une équipe arrivée fin septembre dans la région du Khumbu et de l’Everest, dans le but de gravir différents sommets autour de 5 000 et 6 000 mètres.

Des secours français sur place

La France a envoyé des secours au Népal vendredi 5 novembre pour participer aux recherches. Une équipe composée de gendarmes, d’experts et d’un chien d’avalanche. Un hélicoptère dépêché par la FFCAM a également survolé leur voie d’ascension lundi 1er novembre, permettant de localiser leurs traces jusqu’à 5 900 mètres sur l’arête qui mène au sommet et de constater le déclenchement d’une avalanche.

La fédération a reconnu il y a une semaine que « l’espoir de retrouver des survivants est à présent quasi nul ».