Publier: Gaston Lacroix ne briguera pas de 4e mandat

Gaston Lacroix et son épouse Maryse. Le maire de Publier souhaite désormais pouvoir profiter de sa famille.
Gaston Lacroix et son épouse Maryse. Le maire de Publier souhaite désormais pouvoir profiter de sa famille.

Le maire de Publier, Gaston Lacroix, a choisi le dernier jour de septembre pour annoncer à son équipe qu’il ne souhaitait pas se représenter lors des prochaines élections municipales.

Quelle était votre motivation de vouloir entrer au conseil municipal ?

Je trouvais que j’avais fait le tour du milieu associatif, j’avais besoin de donner autre chose à ma commune. C’est avec Bernard Comont que j’ai fait ma période d’apprentissage avant d’être propulsé maire, après son décès en 2002.

Comment s’est passé le début de votre mandat ?

J’ai été mis dans le bain dès les premiers mois avec le G8 en 2002. Il fallait, en 9 mois, construire la salle qui recevrait les médias. Ce n’est que quelques semaines avant le début du G8 que j’ai pu obtenir les garanties financières.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans cette fonction ?

La grosse punition, c’est l’amalgame que les gens font entre l’homme et son statut. Quand il faut voter un PLU (ndlr : Plan local d’urbanisme), c’est l’avenir de ma commune que je regarde. Quand il faut obéir au Scot (ndlr : Schéma de cohérence départementale) et fermer l’urbanisation et qu’en raison de cela, un de mes administrés ne me dit plus bonjour, ça fait mal. Et là, je reste seul pour expliquer, car ceux qui imposent les lois ne nous aident pas.

Ne souhaitez-vous pas terminer les grands projets en route ?

Il faut oublier les échéances électorales, les grands projets les croiseront toujours. Quand un élu a une idée, son travail s’arrête lorsque les pelleteuses arrivent. Après, c’est du suivi de chantier.

Pourquoi s’arrêter ?

Sur le banc de mon jardin est écrit «Le banc du temps qui passe«. Il y a quelques mois, assis dessus, je me disais : tu as 65 ans, ta famille, tu ne la vois pas, tes enfants t’appellent pour savoir si tu es disponible… Je pense que c’est le moment… Un ami qui a fait sept mandats de conseiller et qui a arrêté, suite à la maladie de son épouse, est venu me trouver à la mort de Johnny. Il m’a dit : « Ecoute la chanson «J’ai oublié de vivre«, je crois que moi, j’ai oublié de vivre ». Ça m’en a mis un coup…

L’ennui ne risque-t-il pas de vous envahir ?

Il faut laisser le nouveau maire accomplir sa tâche. S’il a besoin, je répondrai présent. Ce que j’aimerais, c’est aller au Népal, faire des rencontres, de l’humanitaire.

Une dernière citation ?

N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux (Epictete).