Trêve hivernale, allocations, chèque énergie… Ce qui change au 1er avril 2021

Comme à chaque début de mois, certaines nouveautés apparaissent et impactent le portefeuille.
Comme à chaque début de mois, certaines nouveautés apparaissent et impactent le portefeuille. - Illustration Unsplash

Commençons par les bonnes nouvelles : contrairement aux mois précédents, ce mois-ci il n’y a pas de hausse du prix de l’électricité ni du tabac. Le prix du gaz va même diminuer. Et non, ce n’est pas un poisson d’avril.

Prix du gaz

À partir du jeudi 1er avril son coût baisse de 4,3 % pour les foyers qui se chauffent au gaz, de 1,2 % pour la cuisson et enfin de 2,5 % pour un double usage selon la Commission de régulation de l’énergie. De plus, le calcul de votre consommation change, il est désormais basé sur votre Consommation annuelle de référence (CAR). De cette manière, la facture peut devenir totalement différente.

Publicité ciblée sur internet

Une nouvelle disposition de la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL) empêche désormais les annonceurs d’abuser de cookies non-fonctionnels. Les sites internet que vous visitez seront obligés de vous demander votre permission avant de vous proposer des annonces personnalisées. À vous de cocher « oui » ou « non ».

Coup de pouce vélo

Les amoureux de la petite reine ne pourront plus bénéficier de l’opération coup de pouce vélo. Cette aide financière de 50 euros, mise en place lors du premier déconfinement, permettait de bénéficier d’un forfait de 50 euros hors taxes pour faire réparer son vélo par des professionnels agréés. Elle devait initialement prendre fin au 31 décembre 2020, avant d’être prolongée de trois mois.

Trêve hivernale

Comme l’avait indiqué Emmanuelle Wargon, la ministre du Logement, en février dernier, la trêve hivernale des expulsions locatives est prolongée de deux mois et « prendra fin le 1er juin au lieu du 1er avril » en raison de la crise sanitaire. « Cette décision de prolonger entraîne aussi une trêve sur les coupures d’énergie suite à des factures de chauffage impayées », avait-elle précisé dans le Parisien.

RSA, allocations familiales, prime d’activité

Sont concernées, notamment, les prestations familiales – allocations familiales, complément de libre choix du mode de garde, prime de naissance, etc. –, la prime d’activité, le revenu de solidarité active (RSA), les pensions d’invalidité, les rentes « AT/MP » (accidents du travail/maladies professionnelles), l’allocation adulte handicapé (AAH), l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), etc.

Pas de quoi se réjouir toutefois pour les bénéficiaires de ces dispositifs car le taux de hausse s’annonce faible  : 0,1 %, a confirmé au Monde la direction de la Sécurité sociale.

Chèques énergie

Le gouvernement a lancé la campagne d’envoi des chèques énergie. Ils devraient arriver dans les boîtes aux lettres des premiers bénéficiaires début avril. 5,8 millions de ménages modestes (contre 5,5 millions l’an dernier) verront leur facture d’énergie de leur logement ou leurs travaux de rénovation énergétique en partie remboursés par l’État. « Le chèque énergie est envoyé automatiquement par voie postale aux personnes éligibles selon leurs revenus fiscaux. Aucune démarche n’est nécessaire pour le recevoir, il suffit d’avoir déclaré ses revenus l’année qui précède. Il est d’un montant de 150 € en moyenne, et peut atteindre 277 € selon les revenus et la composition du ménage concerné », indique le ministère de la Transition écologique.

Cette année, plusieurs nouveautés vont permettre d’élargir le nombre de bénéficiaires, mais aussi de proposer un usage plus simple du chèque énergie, dont l’ouverture de l’usage du chèque énergie aux bénéficiaires résidant dans les EHPAD, les EHPA (Établissement d’hébergement pour personnes âgées), les résidences autonomie et dans les établissements et les unités de soins de longue durée.