Dans le Genevois : «La formule à emporter permet au chef de se sentir en vie»

«Nous ne pouvons pas rester à rien faire», confie Jacques Dupuich, le patron du «Bérénice» (Annemasse).
«Nous ne pouvons pas rester à rien faire», confie Jacques Dupuich, le patron du «Bérénice» (Annemasse).

«   Nous avons une activité minimale qui permet au chef de se sentir en vie et de travailler avec ses dix doigts et sa tête. C’est pour éviter la dépression », lâche Ludyvine Marcillon, résumant l’état d’esprit du moment. Condamnés par les fermetures à répétition, certains restaurateurs ont adopté la seule alternative possible : le plat à emporter. Rien qui permet de renflouer les caisses. Même pas rentable dans certains cas. Mais important malgré tout. À plusieurs titres. « Cela nous permet de garder la tête hors de l’eau  », insiste la patronne du « Bonheur est dans le pré » (Lucinges). Par ailleurs, entretenir le lien avec les habitués compte beaucoup en cette sinistre période.

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