Astrid Baud-Roche, «première» remarquée

Astrid Baud-Roche a volé la vedette aux autres opposants lors du dernier conseil municipal de l’année.
Astrid Baud-Roche a volé la vedette aux autres opposants lors du dernier conseil municipal de l’année.

Depuis le second tour des élections municipales, et son ralliement à Franck Dalibard, Astrid Baud-Roche était restée bien discrète dans le paysage politique thononais. Et n’était intervenue que rarement lors des différents conseils municipaux. Mais ça, c’était avant. Avant que la conseillère régionale et le chef d’entreprise n’annoncent la fin de leur improbable union politique et que l’ancienne adjointe à l’éducation de Jean Denais puisse à nouveau voler de ses propres ailes dans l’opposition (lire p.8).

Le 21 décembre, pour le dernier conseil municipal de l’année, et peut-être le plus important vu qu’il concernait le budget, Astrid Baud-Roche a multiplié les prises de paroles, tantôt pour demander des précisions, tantôt pour piquer la majorité sur des points bien précis, d’une manière qui n’est pas sans rappeler un autre membre de la municipalité. Les habitués des conseils municipaux de ces dernières années ont pu constater, dans le style, de nombreuses similitudes avec le plus grand opposant de Jean Denais en son temps : un certain Christophe Arminjon. Omniprésente, Astrid Baud-Roche a en partie éclipsé les deux autres opposants, Jean-Baptiste Baud et Franck Dalibard et a notamment attaqué la municipalité en place sur ses dépenses en communication, évoquant un « tour de passe-passe pour faire croire que ce budget diminue alors qu’il augmente ». Une remarque qui n’a pas plu au premier adjoint en charge des finances, Jean-Claude Terrier : « Je respecte et je veux bien croire votre parole d’experte en la matière. Venir nous chercher là-dessus, alors que vous avez été épinglée avec votre précédente majorité-là dessus, montre que vous ne manquez pas d’air, mais ce n’est pas une surprise vous concernant. »