Annecy: dans les coulisses du marché de la vieille ville

Des milliers de personnes traversent le marché de la vieille ville trois fois par semaine à Annecy.
Des milliers de personnes traversent le marché de la vieille ville trois fois par semaine à Annecy.

Ils font presque partie du décor de la vieille ville les mardi, vendredi et dimanche. Venus de tous horizons, les commerçants du marché font battre le cœur du vieil Annecy avec leurs produits et leurs spécialités sur les étals, qui rétrécissent des rues déjà étroites. « C’est sûr que c’est un peu serré, mais il faut voir le bon côté des choses, en hiver, ça fait de la chaleur humaine pour se tenir chaud » ironise Frédéric, du stand Au comptoir alpin.

Un marché stratégique pour les commerçants

« C’est un marché où il y a énormément de passage, c’est donc là qu’on a le plus de chance de faire du chiffre » relate Paulette, qui tient un étal de fruits et légumes avec son mari depuis 30 ans. « Il touche toute la région d’Annecy, donc il y a vraiment du potentiel ».

C’est un des éléments qui ressort le plus auprès des commerçants : le marché de la vieille ville est un incontournable pour eux de par sa fréquentation. Si l’on ne sait pas exactement combien de personnes le fréquentent, car « des essais de comptage ont été faits mais furent infructueux car c’était trop compliqué » selon Luc Bernard, membre de la gestion économique du domaine public de la Ville, son affluence hebdomadaire n’a jamais été remise en cause.

« Le dimanche est inratable pour nous, c’est ce jour-là que nous vendons le mieux » explique Frédéric. « Le mardi et vendredi, c’est plus calme donc plus compliqué, surtout sur la période de janvier à mars ».

Des locaux… mais pas seulement

Et si les commerçants connaissent si bien le côté stratégique du marché, c’est parce qu’ils ont de nombreux points de comparaison. « On a commencé à faire les marchés en mars dernier, notamment à Thônes et au Grand-Bornand, mais c’est Annecy qu’on visait le plus » souligne Emmanuelle, des Rissoles de Savoie. Même son de cloche pour Emira, de la boutique Macarons Mandolier à Sevrier, qui « navigue en plus entre Doussard, Chamonix et Chambéry ».

Certains viennent même de très loin pour participer à ce marché. Sylvie en a fait pendant 25 ans dans le sud de la France avant de rejoindre la Haute-Savoie pour vendre ses produits locaux. « J’en avais un peu marre de la mer et des cigales, donc avec mon mari on a décidé en début d’année de recommencer à zéro en venant ici ». Cette native de Chambéry a quand même du mal à se faire une clientèle, « mes produits étant typiques du sud, les gens sont curieux mais n’achètent pas ».

D’autres au contraire, sont des piliers, à l’instar de la maraîchère Paulette. « C’est une affaire familiale, on fait ce marché de père en fille depuis 1948, c’est très important pour nous d’avoir ce contact direct avec les clients, pour mieux les conseiller ».

(…)

Retrouvez l’article et le dossier complet dans l’édition du jeudi 26 septembre de l’Essor Savoyard.