Christophe Arminjon : «Le candidat retenu était meilleursur tous les points»

«Il faut savoir que l’on a dû demander à Monsieur Wosko de régulariser certaines choses pour pouvoir candidater», souligne Christophe Arminjon, maire de Thonon.
«Il faut savoir que l’on a dû demander à Monsieur Wosko de régulariser certaines choses pour pouvoir candidater», souligne Christophe Arminjon, maire de Thonon.

Quand un sujet irrite Christophe Arminjon, il a du mal à le cacher. Le regard noir, crispé, l’avocat de profession n’est visiblement pas content de la tournure que prend l’affaire de la base nautique de Thonon. « On entend tout et n’importe quoi », souffle le maire de Thonon en préambule. « Le choix s’est fait à l’issu d’une commission d’appel d’offres, dans le respect des lois », martèle l’élu. Car depuis l’annonce du changement de gérant de la base nautique, la mairie est la cible de nombreuses critiques. Injustifiées selon le premier magistrat thononais.

« Pas uniquement un choix financier »

Mais alors pourquoi ne pas accorder le marché à un Alexandre Wosko, dont le travail à la base nautique est reconnu depuis plusieurs années ? Sous son masque, l’édile détaille les raisons du choix de la municipalité : « Déjà, il faut savoir que l’on a dû demander à Monsieur Wosko de régulariser certaines choses pour pouvoir candidater. Nous avons demandé des garanties financières aux deux candidats, et il y avait un monde d’écart entre les deux. L’un nous assurait 12 000 euros, plus la même somme en garantie de banque quand l’autre nous proposait 4 000 euros et 2 000 euros de garantie. Sur le plan technique, qui est également très important, le candidat retenu est également meilleur sur tous les points. Il a été choisi en fonction d’un cahier des charges précis, ce n’est pas uniquement un choix financier. »

« On ne juge pas le travail qui a été fait par le passé »

La commission qui a tranché a ainsi donné la note de 19,5 sur 20 au dossier retenu, contre 12 à celui d’Alexandre Wosko. Surtout, Christophe Arminjon insiste sur le fait que ce choix est tout sauf une sanction. « Ce n’est absolument pas une punition. On ne juge pas le travail qui a été fait par le passé, et sur lequel nous n’avons eu globalement que des échos positifs mais sur un dossier qui nous a été présenté et qui n’était pas satisfaisant. Nous avons dû demander aux deux candidats de préciser plusieurs points, mais au final, le choix s’est imposé de lui-même, appuie encore une fois l’édile. La personne retenue ne pourra pas faire n’importe quoi contrairement à ce qui a été dit par certains. Il n’y aura pas de rave party à la Pinède et les horaires seront calés sur ceux de la piscine…  » Déjà chahuté dans l’affaire Birmann qui avait vu la librairie du centre-ville perdre un marché historique, Christophe Arminjon balaie d’un revers de la main toute comparaison : « J’avais hérité du dossier Birmann, alors que j’ai eu la main sur celui-ci. Ce n’est pas comparable »