(VIDEO) Revivez les annonces d’Olivier Véran

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La France est reconfinée depuis une semaine. Jeudi 5 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu une conférence de presse en compagnie de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé.

18h58

Fin du direct

18h57

Faut-il s’attendre à un durcissement du confinement ? Des mesures complémentaires pourraient être prises en fonction de l’évolution du virus. « On regarde ce qui se passe autour de nous dans les pays qui ont pris de mesures analogues. »

« Face à un virus qui est une catastrophe naturelle nous apprenons ensemble »

Le ministre espère que le respect du confinement permettra d’observer une baisse de l’épidémie.

18h56

Est-ce que l’armée est toujours là pour soutenir le personnel de santé. « Le service de santé des armées est mobilisé depuis le premier jour. L’hôpital militaire est en cours de déploiement pour la Polynésie française. »

« Il y a des médecins du service de santé des armées qui sont dans les hôpitaux et prêtent main-forte aux hôpitaux. »

18h55

Une question est posée sur l’hydroxychloroquine. « Hélas, le traitement n’a pas démontré son efficacité et aucun pays ne le recommande en pratique courante. Un institut a le droit de demander une autorisation dérogatoire pour traiter une cohorte de patients. L’agence de sécurité du médicament a estimé que ce traitement pouvait présenter un risque. L’équipe a demandé au laboratoire de lui fournir le médicament. Le laboratoire producteur a refusé parce que dans le droit, si un médecin est libre de prescrire il engage sa responsabilité mais aussi celle du laboratoire. »

18h53

« Le conseil scientifique appelle à respecter la ‘démocratie sanitaire’, nous faisons en sorte qu’il y ait des représentants des usagers au plus proche des territoires ».

18h51

Le ministre de la Santé revient sur son emportement devant l’Assemblée nationale. « J’ai perdu mon calme. Je m’adressais plutôt à la personne qui m’avait fait une remarque ‘il va nous faire pleurer’ ».

« Il est très important de faire attention à soi, à ses proches »

18h49

Olivier Véran souligne le travail « remarquable » de l’ordre des pharmaciens qui offrent un service en proximité pour les Français. « Ils sont mobilisés pour le vaccin pour la grippe, pour les tests antigéniques. je suis convaincu qu’ils participeront au dépistage massif. »

18h48

Le protocole sanitaire dans l’Éducation nationale est « nécessaire » avec notamment la recommandation du port de masque dès 6 ans. « Nous voulons sanctuariser l’éducation »

« Les rectorats et le ministre de l’Éducation nationale sont mobilisés »

18h47

« Le confinement est une mesure difficile. Plus nous le respecteront, plus cette mesure sera efficace. »

Toutes les brèches au confinement risquent d’augmenter sa durée.

18h45

« Je crois intimement que le confinement est respecté par les Français. Il y a des signes qui ne trompent pas : la réduction très importante du trafic ratp. ON voit également des signes de baisse de fréquentation des routes. »

18h44

Le déploiement des tests antigéniques se fait progressivement. Leur résultat est très rapide.

« C’est un complément, ça ne remplacera pas les tests PCR ».

18h42

15 % des ehpad ont déclaré au moins un cas de coronavirus. Des protocoles ont été mis en place dans les établissements. Les visites sont autorisées en respectant bien le protocole sanitaire.

650.000 tests antigéniques ont été déployés dans les ehpad.

18h41

Olivier Véran reprend la parole.

Les recommandations des experts permettent de guider les traitements proposés aux malades.

« Face à l’amertume, la fatigue, le défaitisme, nous devons continuer à nous battre. Les jours et les semaines à venir seront difficiles. Nous devons tenir et nous allons tenir. »

18h40

Le docteur Devaud évoque un retour plus précoce au domicile des malades, même s’ils ont des besoins d’oxygène. « Nous avons construit un protocole ville-hôpital actif dès à présent ».

18h38

Même une forme bénigne ne dispense pas de prise en charge. « La connaissance que nous avons acquise pendant la première vague a été un peu séquestrée par l’hôpital. Il m’a paru important de la redistribuer à tous les soignants du territoire ».

Il évoque une prise en charge coordonnée et sécurisée sur le territoire.

« Être soigné en réanimation peut être traumatisant. »

La prise en charge hors hôpital peut être « plus sereine ».

18h35

Le docteur Devaud, médecin hospitalier (chef de pôle de soins intensifs) à Pontoise prend la parole.

« Il s’agit d’un virus qui nous a causé beaucoup de problème. j’ai été surpris de voir à quelle vitesse nous avons agrégé la connaissance dans tous les hôpitaux pour venir à bout de la première vague. Les connaissances se sont consolidées. »

Les parcours de soins sont désormais plus sécurisés que pendant la première vague.

18h34

À certains moments, il sera possible de faire appel à des cellules d’intervention mobile formé de médecins et d’infirmiers.

« Tout ça nécessite de partenariats, de l’aide du territoire, des liens constants avec l’hôpital ».

Il s’agit de faire en sorte que les prises en charge soient apaisées pour que chaque patient soit suivi avec les solutions les plus pertinentes de traitement.

18h31

Deux médecins sont présents. Un médecin interniste de ville et un médecin hospitalier.

Le Dr Baux, médecin généraliste, intervient. « Lors de la première vague, nous ne connaissions pas bien la maladie. Là, on sait beaucoup mieux comment traiter le virus. Ça change tout. »

Il précise le rôle important de la médecine de ville pour qu’elle prenne en charge les patients avec des facteurs de risque particuliers. « Il est très important que les médecins de ville soient organisés pour prendre en charge les patients de façon à hospitaliser les patients qui en ont besoin dans les meilleurs délais ».

Le système de ville doit garder les patients « sous surveillance ». Il donne l’exemple de l’organisation adoptée dans plusieurs communes du Val d’Oise entre les médecins de ville et l’hôpital. « On a sur ce territoire un ensemble de centres de prélèvement. Dans chaque centre, les patients à risque seront pris en charge directement. Ils sont ensuite prélevés par des infirmières. Ce patient entrera dans un suivi interactif dès le début de sa pathologie ».

Cette organisation est mise en place avec de professionnels qui vont suivre l’évolution des différentes pathologies et qui vont pouvoir faire des rappels de patient, du suivi…

18h27

« Plus nous serons rigoureux, moins le confinement sera long ».

Si le confinement n’était pas assez respecté, un risque fort de saturation serait possible, avec plus de 7.000 patients covid en réanimation. La stabilisation arriverait à la mi-décembre.

« Nous devons respecter le confinement, les règles sanitaires et être extrêmement attentifs. Nous devons tenir et nous allons tenir parce que nous l’avons déjà fait »

18h25

Pour Olivier Véran, les efforts demandés aux Français ont permis d’éviter d’avoir environ 9.000 personnes atteintes du Covid en réanimation. Les réanimations auraient été saturées à partir du 11 novembre.

En Auvergne-Rhône-Alpes, sans les mesures, à la mi-novembre, il y aurait eu deux fois plus de malades atteints du Covid en réanimation que la capacité maximale de réanimation.

« Si le confinement est bien observé, le virus circulera moins. À la mi-novembre, le pic serait de 6.000 patients Covid en réanimation. La vague serait très forte mais moins intense que la première vague ».

18h23

Olivier Véran souligne l’importance de la médecine de ville dans les soins des malades.

« Les capacités de réanimation sont mobilisées et augmentées à mesure des besoins. »

Au 30 octobre, la capacité de réanimation était de 6.500 lits. Elle augmente régulièrement.

18h20

« J’ai réactivé les dispositifs dérogatoires en matière de télémédecine »

Des renforts en personnels soignants ont été sollicités. 12.000 personnels de santé se sont portés volontaire pour prêter main forte dans les ehpad et les hôpitaux. 7.000 personnels de santé ont été formés à la réanimation depuis le printemps.

Les étudiants en santé sont également mobilisés.

Des évacuations sanitaires sont à nouveau mises en œuvre. Des transferts ont lieu entre hôpitaux d’une même région et entre régions. La région Auvergne Rhône Alpes, qui est la plus touchée par la seconde vague, a procédé à 43 évacuations vers des régions moins touchées. « Ces opérations sont très lourdes et ne peuvent pas être mises en place pour des volumes importants de patients. Ils doivent être stabilisés ».

18h15

Des déprogrammations de soins non urgents sont nécessaires pour libérer des lits et du personnel. « Il faut limiter cette déprogrammation »

La chirurgie pour cancer, l’activité de greffe, pour les malades chroniques, la pédiatrie et la santé mentale ne sont pas concernés par la déprogrammation.

« Toute l’activité libérale continue dans notre pays »

18h12

« Il ne suffit pas de multiplier le nombre de lits de réanimation », affirme Olivier Véran. « La réanimation, quand on y entre, on n’est pas sûr de pouvoir en sortir. Quand on en sort, on peut avoir d’importantes séquelles. »

Hier, plus de 4.000 patients ont été admis pour le Covid en réanimation. « Plus de 85 % de lits sont occupés ».

« Tous les hôpitaux, publics et privés sont pleinement mobilisés »

18h10

Jérôme Salomon recommande d’appliquer les gestes barrières, de limiter les contacts sociaux, d’installer l’application Stop AntiCovid.

Olivier Véran reprend la parole. « La situation est très sérieuse ».

« Face à la deuxième vague nous sommes mobilisés avec pour objectif de soigner toutes les personnes qui ont besoin de soin ».

Les mesures de confinement reposent sur des projections à court terme. « En respectant les gestes barrières, les Français aident les soignants et les patients »

90 % des personnes atteintes seront asymptomatiques ou avec des symptômes « légers ». 8 % auront besoin de recours à l’oxygène mais ne seront pas en réanimation. 2 % de formes particulièrement graves nécessitent des soins spécifiques et peuvent déboucher sur des conséquences graves allant jusqu’à la mort.

18h07

Plus de 20 % des tests reviennent positifs. L’épidémie progresse. « Nous devons freiner ensemble la propagation du virus ».

Depuis mars, 39.037 personnes sont décédées, dont plus de 8.000 depuis septembre. « La situation se détériore, chaque jour compte »

18h05

Jérôme Salomon fait le point sur la situation épidémiologique « grave » qui se propage rapidement sur le continent européen. La France est le pays d’Europe qui compte le plus de cas (1,6 million). Cette vague concerne toutes les régions de France.

58 046 personnes ont reçu hier un test positif.

18h03

Début de la conférence de presse