Un recours gracieux à l’encontre de Daniel Raphoz

Le 6 juillet dernier, l’association s’est rendue, avec le collectif Stop au projet Open de Saint-Genis-Pouilly, à la préfecture de l’Ain à Bourg-en-Bresse.
Le 6 juillet dernier, l’association s’est rendue, avec le collectif Stop au projet Open de Saint-Genis-Pouilly, à la préfecture de l’Ain à Bourg-en-Bresse.

L’association « Contre un futur centre commercial géant à Ferney-Voltaire » s’est constituée durant les dernières élections municipales. Début juillet, les membres nous confiaient. «  Nous étions étonnés que les candidats au poste de maire ne parlent pas du tout du projet. Ce centre commercial va transformer considérablement notre ville. Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une forte mobilisation de la part des habitants. Le terrain n’appartient plus à la commune. Toutefois, notre priorité est que le maire suspende sa signature du permis de construire. Il faut rappeler que nous sommes contre le centre commercial, toutefois, défendre le cinéma est très important pour nous.   »

Depuis, le permis de construire du projet commercial a été signé le 17 juillet dernier. « Par le biais de notre avocat, nous avons déposé un recours gracieux auprès de Daniel Raphoz. Un recours gracieux est toujours envers le signataire, ici le maire la commune. Il devrait aboutir mi-novembre. C’est un moyen pour nous de faire une démarche en douceur. »

« Trouver une nouvelle manière de consommer »

Si le recours est rejeté, l’association ne compte pas en rester là. « Notre cabinet d’avocats effectue actuellement un audit sur le projet. A l’issue de cet examen, si des failles sont trouvées, ce qu’il ne doute pas, nous irons jusqu’au tribunal administratif. »

L’association et ses membres se disent plus motivés que jamais. « Nous avons une détermination entière. Avec la deuxième vague de la Covid-19 que nous traversons, nous voyons bien que le monde ne peut pas continuer de tourner comme aujourd’hui. Il faut trouver une autre façon de vivre, de consommer. Ce modèle de centre commercial ne correspond plus à ce que les gens souhaitent. »

Un impact sur le circulation

Si l’impact environnemental est le principal argument de cette association, l’inquiétude se porte également sur la circulation et le flux de véhicule que le projet pourrait occasionner. «  La circulation dans Ferney et le Pays de Gex est devenue un problème majeur. Les frontaliers franchissent les diverses douanes de Ferney par dizaines de milliers par jour, dans un sens ou dans l’autre. Si l’on considère que Balexert attire, chaque année, près de 8 millions de visiteurs, même en admettant que le projet ferneysien n’en attire que la moitié, comment ces milliers de visiteurs journaliers supplémentaires vont-ils pouvoir circuler ?  »

Et le futur tram n’a pas atténué leurs craintes. « Même si nous y sommes très favorables, nous ne croyons pas que les gens qui viendront avec leurs enfants au centre commercial emprunteront le tram… »