Les inventions incontournables que l’on doit aux Suisses !

Les inventions incontournables que l’on doit aux Suisses !

Connaissez-vous toutes les inventions suisses ?

La plus évidente

La plus emblématique sans nul doute ! Le couteau suisse a été imaginé à l’origine pour l’armée suisse. Comportant une lame, un ouvre-boîte, un tournevis et un poinçon, il devait aussi permettre de démonter un fusil. C’est en 1897 que Karl Elsener met sur le marché civil ce « couteau d’officier suisse et de sports ». Il faudra attendre 1909 pour y voir apparaître la célèbre croix suisse. Symbole de polyvalence et de débrouillardise, MacGyver en a même fait son principal allié pour ses missions périlleuses !

La plus célèbre ?

Invention des plus actuelles, l’incontournable gel hydro-alcoolique a été mis au point par un médecin suisse dans les années 90. Didier Pittet cherchait à l’origine à limiter la propagation des maladies nosocomiales et voulait un produit qui puisse être utilisé facilement pendant les soins sans rinçage. À noter que le médecin a fait don de son invention à l’Organisation mondiale de la santé et ne l’a ainsi pas fait breveter. Celui que l’on appelle « Docteur Mains Propres » l’est véritablement sur tous les plans.

Les plus pratiques

Le papier aluminium et la cellophane

Deux inventions suisses conçues au début du XXe siècle. On doit ainsi le papier aluminium à l’Argovien Heinrich Alfred Gautschi qui a déposé le brevet en 1905. À la tête d’un atelier de fonderie d’aluminium, il met en place un laminoir et innove en développant des feuilles d’aluminium. 64 pour le premier rouleau. C’est en 1908 que Jacques Edwin Brandenberger, un chimiste zurichois, crée de son côté la cellophane après plusieurs essais. C’est après avoir vu du vin tomber sur une nappe que l’idée lui serait venue d’imaginer cette feuille imperméable.

L’épluche-légumes

C’est un autre accessoire de cuisine incontournable imaginé par un Suisse. L’épluche légumes a été inventé par Alfred Neweczerzal, fil d’immigrant tchèque, en 1947. Selon la légende, c’est une corvée d’épluchage de pommes de terre à l’armée qui l’aurait fait cogiter. Breveté sous le nom de « Rex », l’économe s’est depuis écoulé à 50 millions d’exemplaires dans le monde selon le Musée national suisse et n’a plus à prouver son efficacité !

La fermeture éclair et le Velcro®

Si le brevet a voyagé, notamment aux Etats-Unis, l’origine de la fermeture éclair est bien suisse. Le précurseur en la matière se nomme Simon Frey, un ingénieur originaire de Soleure. Son invention de la fin du XIXe ne séduit alors ni en Allemagne ni en Suisse et c’est ainsi qu’elle se retrouve en Amérique, entre les mains de Gideon Sundbäck, qui rachète en 1921 le brevet à Frey qui n’a plus les moyens de le payer. Il faudra attendre 1923 pour que l’invention revienne en Suisse grâce au nez d’un juriste de Saint-Gall, Martin Winterhalter, qui décide de racheter et d’améliorer le brevet. Le système à crémaillère avec les petites dents engrenées telles qu’on les connaît voit le jour et la production ne va faire qu’exploser.

Sérieux concurrent de la fermeture éclair, le Velcro® a été inventé par un Vaudois. Il aura fallu à Georges de Mestral une promenade en compagnie de son chien dans le Jura suisse pour qu’il remarque ces plantes, les « barbes » de bardane, recouvertes de petits crochets et qui restaient solidement attachées à ses vêtements et aux poils de son canidé. L’ingénieur entreprend alors de reproduire ce système auto-agrippant sous forme d’attaches. En 1941, le Velcro®, pour « velours et crochets » est alors né et deviendra célèbre en accompagnant Neil Amstromg pour son voyage sur la Lune !

Et le Doodle !

Avec 30 millions d’utilisateurs dans le monde, cette invention suisse est loin d’être anecdotique. Et vous la connaissez forcément si vous cherchez à planifier facilement un rendez-vous avec plusieurs interlocuteurs. C’est d’ailleurs de cette expérience, bien souvent infructueuse, qu’est venue l’idée d’imaginer cet outil à un informaticien et un ingénieur électricien, Michael Näf et Paul E. Sevinç en 2007. Un calendrier partagé, plusieurs créneaux proposés, et (normalement) le tour est joué !

Les plus gourmandes

Le chocolat au lait a été inventé par Daniel Peter, industriel vaudois, en 1875. Il épousera Fanny Cailler, la fille de François-Louis Cailler et lancera la production sous l’entité Peter-Cailler. C’est en ajoutant du lait en poudre et non du lait sous forme liquide que la recette se montra enfin concluante. La célèbre Maison Cailler fait aujourd’hui référence en la matière.

Le Schweppes est une boisson suisse, imaginée par un bijoutier installé à Genève, Johann Jakob Schweppe qui crée en 1783 la première boisson gazeuse artificielle de l’histoire. On raconte qu’il se serait associé à Henri Albert Gosse, un pharmacien genevois, installé côté français à Monnetier-Mornex sur le Salève, qui aurait fait plusieurs expérimentations à partir de plantes de montagne.

Nespresso. Rien ne prédestinait Eric Favre, ingénieur aérospatial vaudois, à inventer les fameuses capsules de café, si ce n’est son envie de prouver à sa femme Anna-Maria, italienne, que la Suisse pouvait créer le meilleur café du monde. Arrivé en 1975 à Nestlé au département packaging, il invente une formule de café unique composé d’air comprimé, d’eau et d’huile de café. Il déposera son brevet en décembre 1976 et il faudra attendre 1986 pour que Nespresso soit finalement lancé. 9 milliards de capsules s’écoulent chaque année dans le monde.

Les Suisses, champions de l’innovation

Le classement 2020 de l’Indice mondial de l’innovation publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle est sans appel. La Suisse est le pays le plus innovant au monde et cela depuis 10 ans. Elle se positionne en haut du podium devant la Suède et les Etats-Unis. Cet indice porte sur des dizaines de critères et plus de 130 pays.