Annecy : la nouvelle municipalité abandonne le projet de parking «préfecture»

Le projet qui ne verra pas le jour avait été élaboré par Joao Luis Carrilho da Graça.
Le projet qui ne verra pas le jour avait été élaboré par Joao Luis Carrilho da Graça.

Il s’agit, après 100 jours à la tête de la Ville d’Annecy, du premier acte fort du nouveau maire François Astorg et de son équipe. Mardi 6 octobre, la municipalité a annoncé que le projet de parking « préfecture » – qui prévoyait la création de 700 à 750 places de stationnement souterraines et l’enfouissement des places de surface situées entre Bonlieu et la préfecture pour un montant d’environ 30 millions d’euros –, était abandonné. L’arrêt formel du projet sera voté lors de la prochaine séance du conseil municipal le 12 octobre prochain.

Changer de stratégie

« Depuis plus de 10 ans, les politiques d’aménagement à Annecy et dans son agglomération font la part belle aux voitures individuelles, créant ainsi des difficultés grandissantes de déplacement, de pollution aux particules fines et donc de santé publique, fait savoir la Ville dans un communiqué. Mais l’expérience de nombreuses villes françaises et européennes a montré que réaliser un nouveau parking au centre-ville, c’est mécaniquement attirer encore plus de circulation et provoquer une saturation et une pollution accrues. Il faut désormais changer de stratégie pour mettre en œuvre des solutions d’avenir, pour réduire la circulation et le stationnement des véhicules individuels dans le centre-ville. »

De nouvelles options

Les nouvelles options pour améliorer la mobilité sont connues : « Le maire d’Annecy, François Astorg, également vice-président aux infrastructures et transports en commun à l’agglomération, travaille avec Frédérique Lardet, présidente du Grand Annecy, à l’élaboration du futur schéma directeur du stationnement qui permettra notamment la création ou l’amélioration de plusieurs parkings relais (P+R) aux entrées de la ville. Ces pôles multimodaux seront reliés aux lignes de transports collectifs (bus et train) et aux pistes cyclables. La Ville mettra également en place une gestion dynamique des places de parking et un positionnement dès les entrées de ville de panneaux d’information, permettant aux usagers de connaître les disponibilités avant d’arriver au centre-ville. »

Diviser par deux la circulation automobile en ville

Objectif : diviser par deux la circulation automobile en 10 à 15 ans dans la ville tout en offrant la possibilité de se déplacer autrement, pour renforcer son attractivité, redonner de la qualité de vie à tous les habitants, contribuer à la baisse des émissions de CO2 et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Reste désormais à savoir si la commune devra payer une indemnisation (ou des pénalités de désistement), et de quel ordre, aux cabinets qui ont travaillé sur le sujet depuis un an.