Et si on choisissait le vélo pour aller travailler ?

Et si on choisissait le vélo pour aller travailler ?
Photo d’illustration

Les vélos sont de plus en plus nombreux sur les routes Gessiennes et l'Apicy (association des piétons et cyclistes du Pays de Gex) le confirme chaque année lors de comptages aux douanes clés du territoire. Trop de bouchons, réseau de transport en commun peu efficaces, il n'est pas toujours facile de se rendre en Suisse depuis le Pays de Gex. Et pourtant, selon des estimations, plus de 6 actifs sur 10 sont frontaliers. Alors certains ont opté pour le vélo.

Emmanuel effectue un trajet de 13km pour se rendre de son domicile à Thoiry à son travail à Vernier : « Au travail, nous nous sommes tous mis au vélo. Mais ce qui m’a décidé c’est aussi la fluidité de la circulation, surtout au niveau du rond-point du CERN.» Aujourd’hui, Emmanuel a même fait le choix du vélo électrique : «Je le prends toute l’année, même sous la neige ! Cela représente un trajet de 25 minutes, contre 45 minutes avec un vélo classique. »

« Que les aspects positifs »

Aurélie, le vélo pour aller travailler, elle a franchi le pas l'an dernier. « J'habite à Saint-Genis-Pouilly et j'ai obtenu un poste au centre commercial Balexert. Dans un premier temps, j'avais opté pour le bus. Et puis j'ai une collègue Suisse qui vient travailler en vélo et cela a commencé à me travailler. Je me suis dit que cela pourrait être une alternative de temps en temps. Au début j'ai focalisé sur les aspects pratiques, comme toute femme : il me faut une tenue adaptée, je ne vais pas pouvoir porter de talons, je vais transpirer... Des a priori que j’ai très vite balayés ! En fait je m’habille comme je veux et j’emmène simplement une paire de chaussures plates dans un sac avec moi. Au quotidien, je ne vois désormais plus que les aspects positifs : l’économie financière, l’exercice, l’engagement écologique. »

Si nos amoureux de vélo sont satisfaits de leur choix, il n’en reste pas moins quelques points noirs. Ainsi de nombreux Gessiens font remonter un manque d’aménagements cyclables sur le territoire. En comparaison de Genève, le réseau gessien manque d’un vrai maillage. Pour rejoindre la frontière, on compte donc sur les municipalités et l’agglomération pour mettre les bouchées double et proposer dans les années à venir de vraies solutions de mobilité douce.