Rumilly : le Chéran va redevenir une rivière sauvage

Le barrage va être déconstruit.
Le barrage va être déconstruit. - Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran.

Le seuil de l’Aumône, c’est le dernier ouvrage qui impacte la continuité écologique du Chéran à l’aval du seuil naturel de Banges (près d’Allèves). Cette portion de la rivière a été, au fil des siècles, le site d’activités diverses.

Des travaux vont être entrepris à partir du 17 août, pour une durée de trois mois environ. Ils prévoient la déconstruction totale du seuil de l’Aumône et de ses annexes (ancienne pisciculture et prise d’eau des tanneries BCS) et la restauration écologique des berges du Chéran. Budget prévisionnel : près de 530 000 euros TTC auxquels s’ajoutent environ 82 000 euros pour le suivi pluriannuel de l’impact de l’effacement. Un budget financé à 70 % par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, 10 % par le département de la Haute-Savoie et 20 % par le Smiac.

Au programme, outre la déconstruction du seuil (barrage), des bâtiments annexes et des ruines d’anciens ouvrages, les travaux permettront la réalisation d’un ouvrage de protection de berge (Cité du Chéran), la restauration et diversification écologique de la rivière sur 600 mètres linéaires, avec l’aménagement d’une zone humide et le rétablissement d’un accès de proximité à la rivière pour les promeneurs et les pêcheurs.

Au final, l’effacement du barrage de l’Aumône redonnera une dynamique naturelle à cette rivière sauvage (une labellisation obtenue en 2019). Les graviers venus des Bauges pourront continuer leur route et ainsi diversifier les habitats aquatiques dans les gorges du Chéran à Rumilly. Les poissons pourront circuler librement depuis la confluence avec le Fier vers les zones refuges situées en amont.