Les Carroz-d’Arâches : le technicien de chez Schindler répond aux accusations

Le technicien des ascenseurs Schindler répond aux accusations de leur client.
Le technicien des ascenseurs Schindler répond aux accusations de leur client.

Le technicien des ascenseurs Schindler, d’astreinte samedi dernier, a souhaité répondre aux accusations de Philippe Morizet. En effet, M. Morizet nous a affirmé, avec aplomb, mardi 11 août, être resté bloqué dans un ascenseur de sa résidence durant 2h30, samedi 8 août.

« C’est totalement impossible ! », précise le technicien. «  Déjà, parce qu’on ne peut pas rester enfermé aussi longtemps dans un ascenseur. Dès qu’une panne est supérieure à 1 heure, on appelle les pompiers pour qu’ils interviennent ! » Là, ce n’était pas le cas, précise le technicien d’astreinte.

Le technicien témoigne

« Le client a appelé la centrale d’urgence à 7h38 précisément, pour dire qu’il était bloqué. Moi, j’ai reçu l’appel du PC qui m’a signalé cette panne à 7h45. J’étais à Cluses et je suis immédiatement parti. Je suis arrivé aux Carroz, devant le bâtiment A de la résidence des Trappeurs à 8h32 », insiste-t-il. « J’ai toutes les preuves sur mon téléphone. » Il fait savoir qu’il a toutes les preuves en sa possession. En effet, chez Schindler tous les appels sont tracés et les techniciens font état de leurs interventions à la minute près.

Bloqué 45 minutes maximum

« Sur place, j’ai constaté que la porte a été forcée, poursuit-il, et que la courroie de l’opérateur porte-cabine était cassée. Je comprends que pour s’extraire de l’ascenseur en panne, le client a forcé la porte… » En tout état de cause, le technicien insiste sur le fait que le client n’a pas été bloqué plus de 45 minutes.

N’ayant pas sur lui la pièce pour réparer l’ascenseur, le technicien affirme que la réparation a été effectuée lundi à la première heure.

« Je ne comprends pas pourquoi ce Monsieur a fait cette démarche en proclamant ces informations erronées. Cela me met en difficulté auprès de mon employeur pour lequel je travaille depuis onze ans et je n’ai jamais eu de problèmes. » Le technicien se dit choqué par de tels propos qui lui font subir un préjudice moral.

Suite aux déclarations du technicien, nous avons de nouveau contacté Philippe Morizet, âgé de 78 ans, qui atténue ses propos : « Ce n’était peut-être pas deux heures et demie, mais ça m’a paru tellement long… Surtout que je n’avais aucune réponse en face pour me confirmer l’arrivée du technicien. J’étais énervé, j’avoue. Mais aujourd’hui je fais amende honorable de mes propos et j’en suis désolé pour le technicien et pour votre journal. »